J’ai regardé le premier épisode de la télésérie October 1970 présentée à CBC et je suis convaincu que ses créateurs sont passés à un détail près de produire un authentique chef d'oeuvre canadien.
L’ingrédient manquant: le bilinguisme. Des felquistes qui parlent entre eux en anglais, je ne pense pas que ça fonctionne même pour les téléspectateurs du Canada anglais.
Je ne comprends pas pourquoi les auteurs de la série n’ont pas choisi de faire parler tous leurs personnage dans leur langue natale. L’oeuvre aurait été plus réaliste et dramatiquement plus forte. La dualité culturelle canadienne est justement ce qui est à l’origine de la crise d’octobre. Il aurait fallu l’exprimer plutôt que la gommer.
En y allant avec des dialogues bilingues et en utilisant des sous-titres, on aurait pu produire à un peu de frais deux versions de la série – une pour le Québec et une pour le Canada anglais. On aurait pu ainsi créer la même dynamique linguistique que dans Bon Cop Bad Cop. L’utilisation des deux langues est ce que j’ai préféré dans ce film qui autrement serait assez banal.
13.10.06
12.10.06
Du piquant à Rigaud
Je suis allé faire du vélo à Rigaud en fin de semaine et j’ai eu la surprise de découvrir dans cette petite ville pas du tout exotique... une fabrique de sauce piquante!
Décorée de piments rouges, la boutique Peppermaster se trouve en plein centre-ville de Rigaud. À l’intérieur, les sauces à base de piments fabriquées sur place sont exposées sur des petites tablettes comme des œuvres d’art dans un musée. Tout ce qu’il y a de plus artisanale, l’usine à sauce se trouve dans l’arrière-boutique.
La présence d’un tel commerce à Rigaud est si incongrue qu’on ne peut s’empêcher de se demander comment l’affaire reste à flot. L’entreprise a été fondée par un type qui a grandi aux Bahamas et qui, contre toute attente, a décidé de s’installer à Rigaud. J’ai essayé sa marinade jerk et je l’ai trouvé fantastique.
Décorée de piments rouges, la boutique Peppermaster se trouve en plein centre-ville de Rigaud. À l’intérieur, les sauces à base de piments fabriquées sur place sont exposées sur des petites tablettes comme des œuvres d’art dans un musée. Tout ce qu’il y a de plus artisanale, l’usine à sauce se trouve dans l’arrière-boutique.
La présence d’un tel commerce à Rigaud est si incongrue qu’on ne peut s’empêcher de se demander comment l’affaire reste à flot. L’entreprise a été fondée par un type qui a grandi aux Bahamas et qui, contre toute attente, a décidé de s’installer à Rigaud. J’ai essayé sa marinade jerk et je l’ai trouvé fantastique.
18.8.06
Canal Soulanges
Je suis allé plongé en apnée dans le canal Soulanges, à Pointe-des-Cascades. Depuis longtemps fermé à la navigation, le canal est devenu un gigantesque aquarium à ciel ouvert.J'ai plongé dans le bassin situé en contrebas du parc des ancres, au beau mlieu de Pointe-des-Cascades. C'est la section du canal la plus fréquentée par les plongeurs. Je n'ai donc pas été surpis d'y trouver un signe de présence humaine.
En longeant la rive sud du bassin, on découvre une véritable forêt de très grandes plantes aquatiques où vivent une multitude de crapets arlequins.
En fouillant bien parmi les plantes, j'ai aussi fini par repérer un brocet d'assez bonne taille tapis sur le fond.
J'ai aussi vu deux mariganes noires tellement craintives que je n'ai pas réussi à bien les photographier. Dommage parce que c'est sans doute le plus beau poisson vivant au Québec. Du côté nord du canal, il n'y a presque pas de végétation et j'ai rencontré presque exclusivement des crapets-soleil. Près de la porte de l'écluse, j'ai aussi aperçu un banc de petits poissons argentés nageant près de la surface que je n'ai pas réussi à identifier.
5.8.06
Menu fretin
30.7.06
Quai de Saint-Anicet
Les accès publics au lac Saint-François sont plutôt rares et le quai public de Saint-Anicet compte parmi les plus intéressants. Offrant un superbe coup d’œil sur le lac, l’endroit est fréquenté par les pêcheurs, les promeneurs et les plaisanciers qui peuvent y accoster gratuitement leur embarcation. On y trouve une petite plage publique pour la baignade et une cabane à patate frite tout à fait pittoresque.Le quai a déjà occupé une place beaucoup plus importante dans la vie locale. Au temps de la navigation à vapeur, les bateaux qui transportaient passagers et marchandises sur les eaux du Saint-Laurent y faisaient escale.
Les environs du quai sont aussi riches en histoire. Tout près se trouve la maison où a grandi le cardinal Paul-Émile Léger et son frère Jules, qui a été gouverneur-général du Canada. Juste à côté, le magasin général qui appartenait à leur père abrite maintenant la société d’histoire de Saint-Anicet. Et un peu plus loin se dresse la curieuse église de Saint-Anicet, une imposante construction de pierre de style romano-byzantin. Un parc historique adjacent au quai permet d’ailleurs de se familiariser avec tout ce patrimoine.
Pour voir des vestiges de la «belle époque» du quai de Saint-Anicet, il faut cependant s’aventurer sous l’eau. À une vingtaine de mètres à l’est du quai public se trouvent les restes submergés de deux quais privés qui étaient utilisés au 19ième siècle. Les «ruines» ne sont que larges digues de grosses pierres qui servent maintenant d’habitat à plusieurs poissons : achigans, brochets, carpes, meuniers, crapets... Comme elles se trouvent dans moins de deux mètres d’eau, on peut les visiter en plongée en apnée.
27.7.06
Petit brochet deviendra grand...
30.6.06
Carpe Diem
25.6.06
Garde à vous...
Je suis allé plonger aujourd’hui et je suis tombé sur ce bel achigan à grande bouche qui montait la garde autour de son nid dans un peu plus de deux mètres d’eau. Les achigans et les crapets fraient au début de l’été, quand la température de l’eau atteint une vingtaine de degrés. Le mâle se tape presque tout le travail. C’est lui qui aménage un nid en eau peu profonde en creusant une légère dépression avec sa queue. Il garde ensuite les œufs déposés par la femelle jusqu'à leur éclosion. Il fait face tous les intrus, même les plongeurs plusieurs fois gros que lui. On peut donc l’observer à loisir, en prenant soin de ne pas perturber son nid.
Mon achigan était installé à une dizaine de mètres de la rive, face à la descente à bateau du Parc Bord de l’Eau à Valleyfield. C’est un bon endroit pour plonger du bord en apnée et observer la faune du fleuve Saint-Laurent: achigans, crapets, perchaudes, brochets, anguilles, etc. On voit très bien le parc sur cette carte de la ville de Valleyfield.
22.5.06
Vive la fête de...
La meilleure journée de congé de l’année, c’est sans aucun doute celle de la fête de la Reine/de Dollars/des Patriotes. Pour moi, c’est la seule vraie journée de congé de l’année. Surtout parce qu’on ne la voit pas venir. Chaque année, cette fête-là arrive comme un cadeau inattendu, une belle surprise.
On ne fait pas de plans pour cette longue fin de semaine. On ne sent pas obligé de rendre visite à ses parents. On n’a pas de cadeaux à acheter. Il est trop tard pour aller faire du ski et trop tôt pour aller faire du camping. Et il n’y pas d’activités organisées comme le 24 juin ou le 1er juillet. Bref, il n’y a rien à faire et on est vraiment libre de faire ce qu’on veut… rien du tout par exemple.
L'autre grande qualité de cette fête, c'est sa légerté. Contrairement à nos deux fêtes nationales, à Noël et à Pâques, elle n'a charrie ni charge émotive, ni signification religieuse, ni connotation politique. Fédéralistes et indépendantistes se la disputent, mais cette querelle n'a pas d'écho dans la population. Au fond, on s'entend tous sur l'essentiel: ce qui compte, c'est la journée de congé. On s'en fout de sa signification.
C'est à se demander si cette fête aussi ambivalente et apolitique que nous n'est pas notre vraie fête nationale...
On ne fait pas de plans pour cette longue fin de semaine. On ne sent pas obligé de rendre visite à ses parents. On n’a pas de cadeaux à acheter. Il est trop tard pour aller faire du ski et trop tôt pour aller faire du camping. Et il n’y pas d’activités organisées comme le 24 juin ou le 1er juillet. Bref, il n’y a rien à faire et on est vraiment libre de faire ce qu’on veut… rien du tout par exemple.
L'autre grande qualité de cette fête, c'est sa légerté. Contrairement à nos deux fêtes nationales, à Noël et à Pâques, elle n'a charrie ni charge émotive, ni signification religieuse, ni connotation politique. Fédéralistes et indépendantistes se la disputent, mais cette querelle n'a pas d'écho dans la population. Au fond, on s'entend tous sur l'essentiel: ce qui compte, c'est la journée de congé. On s'en fout de sa signification.
C'est à se demander si cette fête aussi ambivalente et apolitique que nous n'est pas notre vraie fête nationale...
8.5.06
La voie des airs
J’ai toujours eu peur de prendre l’avion. Une peur que je considère tout à fait justifiée. Un avion qui tombe, ça s’est déjà vu et ça se reverra encore. Alors pourquoi pas le mien? Voilà comment je raisonne à ce sujet-là.
Je dois toutefois avouer que ma peur de l’avion est de plus en plus théorique. En pratique, quand je suis à bord d’un avion, je n’ai plus peur. Je suis trop fatigué et écoeuré pour ça!
Prendre l’avion est vraiment une expérience pénible. Il faut arriver à l’aéroport trois heures d’avance, faire la file, se soumettre à des contrôles de sécurité, patienter une éternité dans une salle d’attente. C’est si ennuyeux qu’on voit des gens parfaitement normaux SE METTRE À LIRE pour passer le temps.
Puis c’est l’embarquement et à l’ennui s’ajoute l’inconfort. On est à l’étroit. Il fait chaud. On mange mal. La cabine est bruyante. Le film est mauvais. Et on se morfond en pensant que même une fois libéré de notre prison volante, il faudra jouer du coude pour récupérer nos valises, attendre encore pour passer à la douane, courir pour trouver un taxi…
Personnellement, après quelques heures de vol, je n’en peux plus. J’en viens presque à souhaiter que mon avion pique du nez et s’écrase dans l’océan. Enfin la délivrance!
On se demande souvent à quoi pensent les passagers d’un avion en détresse juste avant de s’écraser et de connaître une fin atroce. Je soupçonne que c’est tout simplement: «Au moins, je n’aurai pas à passer aux douanes…»
Je dois toutefois avouer que ma peur de l’avion est de plus en plus théorique. En pratique, quand je suis à bord d’un avion, je n’ai plus peur. Je suis trop fatigué et écoeuré pour ça!
Prendre l’avion est vraiment une expérience pénible. Il faut arriver à l’aéroport trois heures d’avance, faire la file, se soumettre à des contrôles de sécurité, patienter une éternité dans une salle d’attente. C’est si ennuyeux qu’on voit des gens parfaitement normaux SE METTRE À LIRE pour passer le temps.
Puis c’est l’embarquement et à l’ennui s’ajoute l’inconfort. On est à l’étroit. Il fait chaud. On mange mal. La cabine est bruyante. Le film est mauvais. Et on se morfond en pensant que même une fois libéré de notre prison volante, il faudra jouer du coude pour récupérer nos valises, attendre encore pour passer à la douane, courir pour trouver un taxi…
Personnellement, après quelques heures de vol, je n’en peux plus. J’en viens presque à souhaiter que mon avion pique du nez et s’écrase dans l’océan. Enfin la délivrance!
On se demande souvent à quoi pensent les passagers d’un avion en détresse juste avant de s’écraser et de connaître une fin atroce. Je soupçonne que c’est tout simplement: «Au moins, je n’aurai pas à passer aux douanes…»
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