Grâce aux blogues, on sait maintenant ce que tout le monde pense. Grâce aux webcams et aux caméras de surveillance, on voit ce que tout le monde fait. Grâce aux téléphones cellulaires, on peut se parler n’importe où, n’importe quand. Bref, le progrès technologique rend notre société de plus en plus transparente.
Le résultat, c’est qu’on a de moins en moins de secrets les uns pour les autres. Pour parler comme les mathématiciens, notre niveau d’intimité tend vers zéro et si la tendance se maintient, on en n’aura bientôt plus du tout. Et ça, moi ça fait peur. J’ai peur que le progrès technologique finisse par nous rendre complètement transparent. Je crains le jour où quelqu’un, quelque part, va inventer la machine à lire dans les pensées.
En fait, la machine à lire les pensées existe déjà. Grâce aux appareils d’imagerie cérébrale, on peut déjà voir ce qui se passe dans la tête des gens. Pour le moment, ses appareils-là sont énormes et pas très performants. Mais comme toutes les autres technologies, elles vont s’améliorer. Tôt ou tard, j’en suis sûr, nos pensées vont se ramasser sur la place publique.
Et ça, j’ai peur que ça tue l’amour. Réfléchissez à ça un peu. Si votre chum ou votre blonde avait exactement toutes vos pensées, toutes vos émotions, tous vos désirs, est-ce qu’il ou elle vous aimerait quand même? Imaginez si il ou elle savait comment il ou elle vous énerve par moment? Imaginez si elle ou elle savait que vous fantasmer sur le voisin ou la voisine. Quelle relation peut survivre à ça?
2.11.06
1.11.06
Piments farcis express
Ingrédients :
-Une voiture
-Des piments poblanos
-De porc haché pour faire des pupusas
-Du fromage havarti râpé
-Une plaque à cuisson
-Un four préchauffé à 400 degrés
Prendre la voiture et se rendre au marché Andes sur la rue Bélanger, juste à l’est de Saint-Denis, à Montréal. Dans l’étalage de légumes, ramasser au moins une demi douzaine de piments poblanos frais. Au comptoir des viandes, prendre quelques paquets de porcs hachés que les latinos utilisent pour faire des pupusas. Rentrer chez soi avec la voiture.
Couper en deux les piments dans le sens de la longueur et retirer les graines. Remplir chaque moitié de piment de porc haché. Déposer les piments dans la plaque à cuisson et mettre au four une trentaine de minutes ou jusqu’à ce que les piments soient très tendres. Sortir les piments et les saupoudrer de fromage havarti. Les remettre quelques minutes au four pour faire gratiner le fromage. Je sais, le fromage havarti est danois. Mais moi, c'est mon préféré pour la cuisine mexicaine.
Servir avec des fèves en purée arrosés de salsa aux tomates. Personnellement, j'ai un faible pour les fèves et la salsa de marque Herdez.
-Une voiture
-Des piments poblanos
-De porc haché pour faire des pupusas
-Du fromage havarti râpé
-Une plaque à cuisson
-Un four préchauffé à 400 degrés
Prendre la voiture et se rendre au marché Andes sur la rue Bélanger, juste à l’est de Saint-Denis, à Montréal. Dans l’étalage de légumes, ramasser au moins une demi douzaine de piments poblanos frais. Au comptoir des viandes, prendre quelques paquets de porcs hachés que les latinos utilisent pour faire des pupusas. Rentrer chez soi avec la voiture.
Couper en deux les piments dans le sens de la longueur et retirer les graines. Remplir chaque moitié de piment de porc haché. Déposer les piments dans la plaque à cuisson et mettre au four une trentaine de minutes ou jusqu’à ce que les piments soient très tendres. Sortir les piments et les saupoudrer de fromage havarti. Les remettre quelques minutes au four pour faire gratiner le fromage. Je sais, le fromage havarti est danois. Mais moi, c'est mon préféré pour la cuisine mexicaine.
Servir avec des fèves en purée arrosés de salsa aux tomates. Personnellement, j'ai un faible pour les fèves et la salsa de marque Herdez.
31.10.06
Halloween pour l'Halloween

Pour fêter l’Halloween, j’ai loué le film... Halloween. Je ne l’avais jamais vu parce que je ne regarde jamais de films d’horreur. J’ai trop peur d’avoir peur. Et je déteste les scènes dégoûtantes.
Halloween n’est cependant pas un vrai film d’horreur, même s’il a donné naissance à toute la vague des «slasher movies» qui enchaînent les meurtres sanguinolents. C’est plutôt un suspense simple mais efficace. On assiste à seulement quatre meurtres – cinq en comptant le chien qui se fait étrangler par le méchant Michael Myers.
Tourné par John Carpenter avec très peu de moyens, Halloween est surtout un exercice d’imagination cinématographique. Quand on n’a pas d’argent, il faut suggérer plutôt que montrer et s’arranger pour créer de la tension avec presque rien. C’est ce que fait Carpenter en utilisant le cadrage, la profondeur de champ, une musique très simple et – oh surprise – des plans longs et larges montrant clairement ce qui se passe.
Le film n’est pas parfait. Certaines scènes de «combat rapproché» entre Mike Myers et l’héroïne (jouée par Jamie-Lee Curtis) sont d’une maladresse presque comique. Ça reste toutefois un très bon divertissement et une leçon de cinéma économe.
30.10.06
Un vrai journal local
Les hebdos locaux ont la réputation d’être des feuilles de chou et ceux que je reçois chez moi à Notre-Dame-de-L’Île-Perrot, L’Étoile et Première Édition, ne font pas exception à la règle.
Voilà pourquoi j’ai été agréablement surpris par un autre journal local que j’ai ramassé l’autre soir en sortant du restaurant: Your Local Journal. Bilingue mais surtout anglophone, le journal basé à Vaudreuil présente un bon mélange d’articles de nouvelles et d’information communautaire. Enfin, une bonne source d’information sur ce qui se passe dans le Suroît!
Ça m’a penser à The Gleaner/La Source, un autre journal local bilingue couvrant la région d’Huntingdon que je lisais avec plaisir quand j’avais un chalet à Saint-Anicet.
Voilà pourquoi j’ai été agréablement surpris par un autre journal local que j’ai ramassé l’autre soir en sortant du restaurant: Your Local Journal. Bilingue mais surtout anglophone, le journal basé à Vaudreuil présente un bon mélange d’articles de nouvelles et d’information communautaire. Enfin, une bonne source d’information sur ce qui se passe dans le Suroît!
Ça m’a penser à The Gleaner/La Source, un autre journal local bilingue couvrant la région d’Huntingdon que je lisais avec plaisir quand j’avais un chalet à Saint-Anicet.
29.10.06
Il vente!
Le vent très violent qui a balayé le Québec aujourd’hui a transformé le lac Saint-Louis en mer déchaînée. J’ai pris cette photo tout près de chez moi et le vent soufflait si fort en provenance du lac que j’ai eu du mal à marcher jusqu’à la berge. Les vagues s’abattant sur la rives et les «moutons blancs» roulant au large m’ont fait penser au golfe Saint-Laurent et la Côte-Nord, là d’où je viens.
28.10.06
Un soirée avec Ariane Moffat
J’ai bien aimé le spectacle d’Ariane Moffat que j’ai vu hier soir à la salle Pauline-Julien du collège Gérard-Godin à Sainte-Genviève. Même si elle semblait déçue de chanter devant une salle remplie de gens assis dans leur fauteuil, Ariane a livré une très bonne prestation.
Ça doit faire drôle de «rocker» et de se trémousser devant une foule de gens assis. Mais je dois dire que moi après ma journée de travail, j’étais bien content d’avoir mon siège réservé dans la première rangée. Reste que le spectacle d’Ariane Moffat est surtout composé de chansons rythmées et gagne sûrement à être vu dans une salle où il y a un parterre de gens debout pour «rocker» avec elle. C’est une question d’énergie.
Le spectacle m'a fait redécouvrir à quel point la chanson Poussière d'Ange est une réussite littéraire. Écrire un si beau texte au sujet de l'avortement, il faut le faire. J'aime surtout le début du refrain: «Juste au mauvais moment, une poussière d'ange t'est tombé dedans...» Le double sens de «Juste au mauvais moment» frappe particulièrement fort.
Un mot en terminant sur Joseph Marchand, guitariste et grand complice musical d’Ariane Moffat. Le gars semble maintenant assumer totalement sa condition de guitariste le moins cool de l’histoire du rock. Hier soir, il portait de grosses lunettes noires et avait les cheveux séparés sur le côté dans le plus pur style nerd. Et il se tortillait en jouant de la guitare avec toute la grâce et le sens du rythme d’un jeune Bill Gates. Bref, c’est ma nouvelle idole.
Ça doit faire drôle de «rocker» et de se trémousser devant une foule de gens assis. Mais je dois dire que moi après ma journée de travail, j’étais bien content d’avoir mon siège réservé dans la première rangée. Reste que le spectacle d’Ariane Moffat est surtout composé de chansons rythmées et gagne sûrement à être vu dans une salle où il y a un parterre de gens debout pour «rocker» avec elle. C’est une question d’énergie.
Le spectacle m'a fait redécouvrir à quel point la chanson Poussière d'Ange est une réussite littéraire. Écrire un si beau texte au sujet de l'avortement, il faut le faire. J'aime surtout le début du refrain: «Juste au mauvais moment, une poussière d'ange t'est tombé dedans...» Le double sens de «Juste au mauvais moment» frappe particulièrement fort.
Un mot en terminant sur Joseph Marchand, guitariste et grand complice musical d’Ariane Moffat. Le gars semble maintenant assumer totalement sa condition de guitariste le moins cool de l’histoire du rock. Hier soir, il portait de grosses lunettes noires et avait les cheveux séparés sur le côté dans le plus pur style nerd. Et il se tortillait en jouant de la guitare avec toute la grâce et le sens du rythme d’un jeune Bill Gates. Bref, c’est ma nouvelle idole.
27.10.06
Panne sèche
L’avantage de gagner sa vie en écrivant, c’est qu’on peut travailler n’importe où. L’autre jour, je dois me rendre dans un bureau gouvernemental. Comme je m’attends à devoir patienter un bon moment, j’apporte avec moi un cahier et un stylo. Coup de chance: une fois installé dans la salle d’attente, je suis soudain «inspiré». Les idées viennent et je griffonne furieusement dans mon cahier. Le temps passe et je m’en fous. Je n’attends pas, je travaille. Je ne perds pas mon temps, je gagne de l’argent. Bref, c’est le bonheur parfait... jusqu’à ce que mon stylo tombe en panne sèche! Pour une fois, je manque d’encre au lieu de manquer d’inspiration!
J’en ai été quitte pour attendre comme tout le monde.
J’en ai été quitte pour attendre comme tout le monde.
26.10.06
Physique familiale
On n’entend presque plus l’expression «famille nucléaire» qu’on avait inventé pour désigner l’unité familiale composée d’un papa, d’une maman et de leurs enfants. On cherchait ainsi à la distinguer de la «famille élargie» comprenant les grands-parents, les oncles, les tantes, les cousins, les neveux, etc.
De nos jours, on dit tout simplement «famille» pour parler d’un ménage avec des enfants. Quand Jack Bauer, le héros de la télésérie 24, dit qu’il veut protéger sa «famille», on sait très bien que ça n’inclut pas ses oncles, ses tantes et ses cousins. Eux, Jack les laisse aux terroristes.
N’empêche, l’expression «famille nucléaire» exprime bien le côté volatil et explosif de la famille moderne. De la famille nucléaire à la famille éclatée, il y a une progression naturelle. Comme le noyau atomique, les familles modernes vivent parfois une fission ou une fusion. Et on aurait besoin d’un tableau périodique pour classer toutes les configurations familiales possibles de nos jours...
De nos jours, on dit tout simplement «famille» pour parler d’un ménage avec des enfants. Quand Jack Bauer, le héros de la télésérie 24, dit qu’il veut protéger sa «famille», on sait très bien que ça n’inclut pas ses oncles, ses tantes et ses cousins. Eux, Jack les laisse aux terroristes.
N’empêche, l’expression «famille nucléaire» exprime bien le côté volatil et explosif de la famille moderne. De la famille nucléaire à la famille éclatée, il y a une progression naturelle. Comme le noyau atomique, les familles modernes vivent parfois une fission ou une fusion. Et on aurait besoin d’un tableau périodique pour classer toutes les configurations familiales possibles de nos jours...
25.10.06
Radio régionale
Mon émission de radio favorite vient de l’Amérique profonde et je l'écoute... sur Internet. A Prairie Home Companion est diffusée depuis plus de 30 ans à NPR, la radio publique américaine. C’est un mélange de numéros musicaux (surtout du country et du folk) et de sketchs humoristiques rappelant l’époque où les familles se réunissaient dans leur salon le soir pour écouter la radio.L'âme de l'émission, c'est son animateur, Garrison Keillor. Le type a plus de 60 ans et vit au Minnesota où il est né. Comme Richard Desjardins, c’est un «gars des régions». Comme Pierre Foglia, il est vieux et ne se gène pas pour en parler.
La vie régionale, la vieillesse et la météo sont les sujets de prédilection de son émission. Le meilleur moment de chaque épisode est un monologue livré par Keillor lui-même, The news form Lake Wobegon. Keillor raconte les tribulations des habitants d’une petite ville imaginaire au Minnesota, Lake Wobegon.
Chaque semaine, Keillor conclut son monologue en disant qu’à Lake Wobegon, «all the children are above average». J’ai l’impression que c’est l’objectif que poursuit le ministre de l’éducation du Québec avec sa fameuse réforme scolaire...
24.10.06
Popa, Moman, Macha et moi
Pour qu’une télésérie devienne un succès populaire, est-ce que le public doit se reconnaître dans ses personnages? Moi je pense que oui, mais ça n’a pas l’air d’être l’opinion de ceux qui s’étonne des faibles cotes d’écoute que décroche Tout sur Moi, la «fiction-réalité» mettant vedette Macha Limonchik, Éric Bernier et Valérie Blais.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est loin de La Petite Vie! J’adorais Ti-Mé et Môman parce que je trouvais qu'ils étaient une caricature féroce de mes parents. Mes parents aussi adoraient Ti-Mé et Moman – surtout à cause de leur façon de se balancer des vérités par la tête. Je ne pense pas qu’eux «se reconnaissaient» dans ses personnages terribles, mais je suis sûr qu’ils sentaient un lien, une parenté. Même chose avec les Bougon.
Je suis sûr que mes parents ne ressentent pas la même chose pour Macha et ses amis. Même moi, je ne m’identifie pas du tout à ces personnages qui ont à peu près de mon âge. Et pourtant, j’ai déjà eu l’honneur d’habiter sur le Plateau.
La série est bien écrite et intéressante sur le plan formel, mais ses protagonistes sont des acteurs et des vedettes qui ont des problèmes d’acteurs et de vedettes. Ça installe une distance.
Le plus dérangeant, c’est que Tout sur Moi a l’air de s’inscrire dans une tendance. Les Hauts et les Bas de Sophie Paquin se déroule en bonne partie dans le milieu artistique. Et aux États-Unis, NBC a lancé cet automne DEUX séries se déroulant dans les coulisses d’un show d’humour dans le genre de Saturday Night Live. Je sais qu’il faut écrire sur ce qu’on connaît, mais il y a des limites.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est loin de La Petite Vie! J’adorais Ti-Mé et Môman parce que je trouvais qu'ils étaient une caricature féroce de mes parents. Mes parents aussi adoraient Ti-Mé et Moman – surtout à cause de leur façon de se balancer des vérités par la tête. Je ne pense pas qu’eux «se reconnaissaient» dans ses personnages terribles, mais je suis sûr qu’ils sentaient un lien, une parenté. Même chose avec les Bougon.
Je suis sûr que mes parents ne ressentent pas la même chose pour Macha et ses amis. Même moi, je ne m’identifie pas du tout à ces personnages qui ont à peu près de mon âge. Et pourtant, j’ai déjà eu l’honneur d’habiter sur le Plateau.
La série est bien écrite et intéressante sur le plan formel, mais ses protagonistes sont des acteurs et des vedettes qui ont des problèmes d’acteurs et de vedettes. Ça installe une distance.
Le plus dérangeant, c’est que Tout sur Moi a l’air de s’inscrire dans une tendance. Les Hauts et les Bas de Sophie Paquin se déroule en bonne partie dans le milieu artistique. Et aux États-Unis, NBC a lancé cet automne DEUX séries se déroulant dans les coulisses d’un show d’humour dans le genre de Saturday Night Live. Je sais qu’il faut écrire sur ce qu’on connaît, mais il y a des limites.
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