Je suis allé manger dans le quartier chinois hier soir et on a découvert une fois rendu au restaurant que c’était un «apportez votre vin». Dans cette circonstance, c’est le plus souvent le mâle qui, comme ses ancêtres qui chassaient le mammouth, doit partir en expédition au dépanneur pour ramener une bouteille.
C’est ce que j’ai fait... et quand je suis entré dans une petite épicerie chinoise, j’ai vraiment dû faire un effort pour demander EN FRANÇAIS au caissier: «Avez-vous du vin ?» Je croyais que j’allais devoir répéter ma demande en anglais, mais non. Le caissier m’a indiqué EN FRANÇAIS où se trouvaient ses bouteilles.
Comme bien des Québécois, j’ai le réflexe de «switcher» à l’anglais quand je m’adresse à des gens d’une autre origine. Je fais ça même avec ceux qui parlent espagnol, ce qui est complètement ridicule.
L’anglais a quelque chose de contagieux. Je n’aime pas particulièrement parler en anglais, parce que je n’aime pas particulièrement parler tout court, mais il m’arrive très souvent de D’ÉCRIRE dans ma tête en anglais. Je me prépare à rédiger un texte et il me vient des phrases en anglais – tout simplement parce que je lis beaucoup en anglais.
C’est un gros problème parce qu’au bout du compte, je vais devoir mettre tout ça en français. Or, passer d’une langue à l’autre est rarement une banale affaire de traduction. Le plus souvent, il faut modifier complètement la façon dont on aborde le sujet et qu’on le développe. Parce qu les deux langues n’offrent pas les mêmes possibilités.
L’anglais est une langue «objective». Sa grammaire permet de faire des juxtapositions grâce auxquelles on peut décrire la réalité sans inclure d’acteur humain dans la phrase. Un exemple: «It’s a voice activated door.» En français, on peut dire «C’est un porte contrôlée par la voix», mais c’est affreux. On peut dire aussi «C’est une porte à commande vocale», mais ce n’est pas tellement mieux. Le mot le plus important de la phrase devient un adjectif abstrait, vocal.
La solution, c’est d’inclure un être humain dans la phrase et d’utiliser des verbes actifs. Genre: «Cette porte s’ouvre quand on lui ordonne». «On» est le pronom le plus désincarné de langue française, mais il représente quand même quelqu’un qui fait quelque chose. En ce sens, on peut dire que le français est une langue plus «humaine» parce que sa grammaire exige presque la présence d’un être humain dans la phrase.
Le problème, c’est quand la porte devient un objet courant qu’on veut pouvoir identifier rapidement sans parler à la façon des amérindiens, genre: «Installe-moi une porte-qui-s’ouvre-quand-on-lui-ordonne». Il faut alors utiliser son imagination pour créer une expression qui fait image, quitte à beaucoup s’éloigner de l’expression anglaise originale, «voice activated door». Porte à voix? Porte-parole? Parloporte? Boulak?
J’aime bien «boulak» parce que ça souligne qu’un mot, c’est juste une convention, un groupe de syllabes auquel on donne un sens arbitraire. L’important, c’est qu’on s’entende sur sa signification.
Ce travail d’imagination est essentiel à la survie du français. Sinon, on va se retrouver dans un monde rempli d’objets et de réalités dont on ne pourra pas parler en français faute de mots. Alors on va «switcher» à l’anglais.
12.11.06
11.11.06
La Société des Loisirs
Je suis allé voir la pièce de théâtre La Société des Loisirs aujourd’hui. Je croyais que ça allait beaucoup m’inspirer, mais non. La pièce est bonne, mais elle ne m’a pas vraiment allumé.
J’ai surpris de constater à quel point le texte est télévisuel. Le propos, les personnages et l’humour ressemblent beaucoup à ce qu’on voit à la télé. Il faut dire que la pièce été créé pour la première fois en 2003 et qu’elle devait certainement paraître plus révolutionnaire à ce moment-là.
Je ne vais pas souvent au théâtre et quand j’y vais, je suis presque toujours déçu. On dirait que c’est toujours soit trop conventionnel, soit trop expérimental.
La meilleure pièce de théâtre que j’ai vu? De mémoire, je dirais Vinci de Robert Lepage que j’ai vu à Baie-Comeau quand j’étais au Cégep. J’étais dans le journal étudiant du Cégep et Lepage avait été assez gentil pour donner une entrevue à moi et quelques autres étudiants après son spectacle. De loin le plus grand moment de ma carrière de cégépien.
J’ai surpris de constater à quel point le texte est télévisuel. Le propos, les personnages et l’humour ressemblent beaucoup à ce qu’on voit à la télé. Il faut dire que la pièce été créé pour la première fois en 2003 et qu’elle devait certainement paraître plus révolutionnaire à ce moment-là.
Je ne vais pas souvent au théâtre et quand j’y vais, je suis presque toujours déçu. On dirait que c’est toujours soit trop conventionnel, soit trop expérimental.
La meilleure pièce de théâtre que j’ai vu? De mémoire, je dirais Vinci de Robert Lepage que j’ai vu à Baie-Comeau quand j’étais au Cégep. J’étais dans le journal étudiant du Cégep et Lepage avait été assez gentil pour donner une entrevue à moi et quelques autres étudiants après son spectacle. De loin le plus grand moment de ma carrière de cégépien.
10.11.06
Le maniaque de l'escalier
L’un des bureaux où je travaille est juché au huitième étage d’un édifice et il m’arrive parfois de faire l’ascension à pied – surtout en novembre quand la saison de ski de fond approche et que je sens par intermittence le besoin de me mettre en forme.
C’est ce j’ai fait ce matin. En arrivant au sommet, j'ai pris le couloir menant à mon bureau... et je suis tout de suite tombé nez à nez avec une inconnue. Essoufflé par la montée, je marchais les bras ballants et je râlais comme une maniaque dans un film d'horreur. La pauvre femme a sûrement cru que j'allais lui sauter à la gorge...
C’est ce j’ai fait ce matin. En arrivant au sommet, j'ai pris le couloir menant à mon bureau... et je suis tout de suite tombé nez à nez avec une inconnue. Essoufflé par la montée, je marchais les bras ballants et je râlais comme une maniaque dans un film d'horreur. La pauvre femme a sûrement cru que j'allais lui sauter à la gorge...
9.11.06
Baie-des-Brises
Des bateaux ancrés au large. Des enfants pataugeant dans l’eau peu profonde. Des planches à voile filant dans les vagues. Une terrasse où des gens prennent un verre installés sous des parasols. Le tableau rappelle les Caraïbes, mais il a été croqué à Baie-des-Brises sur le lac Saint-François.
Baie-des-Brises, c’est un hameau surtout composé de chalets d’été et situé à l’extrémité sud-est du lac Saint-François, sur sa rive sud. Le centre névralgique de la petite agglomération est un restaurant qui possède une terrasse gazonnée donnant directement sur le lac. Les beaux jours d’été, il règne là une ambiance de fête. C'est l'endroit pour siroter un verre et goûter à la «grillade», une spécialité locale composée de mince tranches de flancs de porc cuites sur le grill.
Comme son nom l’indique, Baie-des-Brises est un endroit venteux. C’est donc un point de rencontre pour les amateurs de planches à voile et de kytesuf», sport constituant à se tenir sur une planche et à se laisser entraîner par une voilure ressemblant à un parachute. L’endroit est aussi fréquenté par les plaisanciers qui laissent leur bateau au large et marchent jusqu’au bord.
Toute la baie est très peu profonde et sur fond de sable. Toutefois, ne cherchez pas de sable sur la berge. Aussi incroyable que ça puisse paraître, il n’y a pas de plage à Baie-des-Brises. Le seul accès public à l’eau est une dalle de béton situé au bout du chemin passant à côté du restaurant. Les habitués contournent le problème en amenant une chaise pliante ou gonflable et en s’installant directement dans l'eau du lac comme on le fait dans le sud. Il y a des façons plus désagréables de passer un après-midi...
Baie-des-Brises, c’est un hameau surtout composé de chalets d’été et situé à l’extrémité sud-est du lac Saint-François, sur sa rive sud. Le centre névralgique de la petite agglomération est un restaurant qui possède une terrasse gazonnée donnant directement sur le lac. Les beaux jours d’été, il règne là une ambiance de fête. C'est l'endroit pour siroter un verre et goûter à la «grillade», une spécialité locale composée de mince tranches de flancs de porc cuites sur le grill.
Comme son nom l’indique, Baie-des-Brises est un endroit venteux. C’est donc un point de rencontre pour les amateurs de planches à voile et de kytesuf», sport constituant à se tenir sur une planche et à se laisser entraîner par une voilure ressemblant à un parachute. L’endroit est aussi fréquenté par les plaisanciers qui laissent leur bateau au large et marchent jusqu’au bord.
Toute la baie est très peu profonde et sur fond de sable. Toutefois, ne cherchez pas de sable sur la berge. Aussi incroyable que ça puisse paraître, il n’y a pas de plage à Baie-des-Brises. Le seul accès public à l’eau est une dalle de béton situé au bout du chemin passant à côté du restaurant. Les habitués contournent le problème en amenant une chaise pliante ou gonflable et en s’installant directement dans l'eau du lac comme on le fait dans le sud. Il y a des façons plus désagréables de passer un après-midi...
8.11.06
La conquête de l’Espace
On n’est jamais mieux plogué que par soi-même, alors prenez note que je figure DEUX FOIS dans la dernière édition du magazine de plein air Espace qui vient de paraître.
D’abord, je suis le scripteur de la BD Les Extras-Muros qui se trouve en page 12. L’illustration est de Michel Saint-Jean, un as du dessin sur ordinateur.
Ensuite, c’est moi qui fais du ski la photo accompagnant le court texte sur le centre de ski de fond Roger-Cabana qui se trouve en page 43.
D’abord, je suis le scripteur de la BD Les Extras-Muros qui se trouve en page 12. L’illustration est de Michel Saint-Jean, un as du dessin sur ordinateur.
Ensuite, c’est moi qui fais du ski la photo accompagnant le court texte sur le centre de ski de fond Roger-Cabana qui se trouve en page 43.
7.11.06
J'ai vu Babel
La prémisse de Babel est fantastique. Un incident au milieu du désert au Maroc qui a des répercussions un peu partout sur la planète, c’est une idée géniale. Et comme Alejandro González Inárritu est un de ces cinéastes capables de rendre excitant et touchant n’importe quoi, même une partie de bingo, on aurait pu avoir un chef d’œuvre.
Malheureusement, ce n’est pas le cas. Le gros problème que j’ai avec le film, c’est sa structure non chronologique. Quand on fait un film sur un incident au milieu du désert au Maroc qui a des répercussions un peu partout sur la planète, il me semble qu’il faut d’abord montrer l’incident et ensuite ses conséquences DANS L’ORDRE OÙ ELLES SE PRODUISENT.
Pour faire ça, il faut travailler fort pour construire un récit à la fois logique et excitant à suivre lorsque présenté dans l’ordre chronologique. Inárritu et son scénariste Guillermo Arriaga ont plutôt pris un raccourci. Présenté chronologiquement, leur récit ne produirait pas l’effet de télescopage et de «on-se-promène-aux-quatre-coins-du-monde » qu’ils voulaient générer. Pour obtenir cet effet, ils ont donc «triché» en présentant les événements dans un ordre totalement arbitraire. Résultat: on sent la présence du bon vieux «gars de vues». On flaire le procédé cinématographique et ça gâche la magie.
Le film s’appelle Babel parce qu’il essaie de montrer à une échelle individuelle le chaos planétaire dans lequel on vit. Mais pour que la démonstration soit convaincante, il me semble que le chaos vu dans le film doit être 100% naturel. Pas créé en partie par un tour de passe-passe chronologique.
Cela dit, le film fonctionne bien pendant les deux tiers de sa durée. C’est dans son dernier tiers que j’ai commencé à trouver le temps long et me poser des questions. Prises individuellement, les trois trames formant le film sont intéressantes – même que celle se déroulant au Japon est absolument fascinante. Bref, dans ce cas-ci, la somme des parties est moins intéressantes que les parties considérées individuellement.
Malheureusement, ce n’est pas le cas. Le gros problème que j’ai avec le film, c’est sa structure non chronologique. Quand on fait un film sur un incident au milieu du désert au Maroc qui a des répercussions un peu partout sur la planète, il me semble qu’il faut d’abord montrer l’incident et ensuite ses conséquences DANS L’ORDRE OÙ ELLES SE PRODUISENT.
Pour faire ça, il faut travailler fort pour construire un récit à la fois logique et excitant à suivre lorsque présenté dans l’ordre chronologique. Inárritu et son scénariste Guillermo Arriaga ont plutôt pris un raccourci. Présenté chronologiquement, leur récit ne produirait pas l’effet de télescopage et de «on-se-promène-aux-quatre-coins-du-monde » qu’ils voulaient générer. Pour obtenir cet effet, ils ont donc «triché» en présentant les événements dans un ordre totalement arbitraire. Résultat: on sent la présence du bon vieux «gars de vues». On flaire le procédé cinématographique et ça gâche la magie.
Le film s’appelle Babel parce qu’il essaie de montrer à une échelle individuelle le chaos planétaire dans lequel on vit. Mais pour que la démonstration soit convaincante, il me semble que le chaos vu dans le film doit être 100% naturel. Pas créé en partie par un tour de passe-passe chronologique.
Cela dit, le film fonctionne bien pendant les deux tiers de sa durée. C’est dans son dernier tiers que j’ai commencé à trouver le temps long et me poser des questions. Prises individuellement, les trois trames formant le film sont intéressantes – même que celle se déroulant au Japon est absolument fascinante. Bref, dans ce cas-ci, la somme des parties est moins intéressantes que les parties considérées individuellement.
6.11.06
Fifi marche encore
La nièce de ma blonde est venue nous rendre visite enfin de semaine, toute seule sans sa mère. Elle a huit ans et c’est une enfant plutôt turbulente.
Pour passer le temps dimanche soir, on lui a fait regardé des épisodes de Fifi Brindacier. À ma grande surprise, elle a adoré. Je croyais que le rythme lent de cette série tourné à fin des années 60 allait avoir vite avoir raison de sa patience d’enfant moderne, mais non.
Ce qui la fascinait le plus, je pense, c’est que Fifi vit seule dans une maison et fait absolument tout ce qu’elle veut. Il règne dans Fifi Brindacier une liberté et esprit subversif qu’on ne voit plus guère aujourd’hui. Fifi fait des mauvais coups, tient tête aux adultes et refuse d’aller à l’école. Pour elle, être un enfant est une bénédiction, pas un problème. J’ai eu l’impression que c’était une nouveauté pour ma nièce.
Pour passer le temps dimanche soir, on lui a fait regardé des épisodes de Fifi Brindacier. À ma grande surprise, elle a adoré. Je croyais que le rythme lent de cette série tourné à fin des années 60 allait avoir vite avoir raison de sa patience d’enfant moderne, mais non.
Ce qui la fascinait le plus, je pense, c’est que Fifi vit seule dans une maison et fait absolument tout ce qu’elle veut. Il règne dans Fifi Brindacier une liberté et esprit subversif qu’on ne voit plus guère aujourd’hui. Fifi fait des mauvais coups, tient tête aux adultes et refuse d’aller à l’école. Pour elle, être un enfant est une bénédiction, pas un problème. J’ai eu l’impression que c’était une nouveauté pour ma nièce.
5.11.06
Mon magasin préféré
Il y a un à Sainte-Anne-de-Bellevue une relique du passé parfaitement adapté au présent: le magasin D’Aoust où j’achète maintenant presque tous mes vêtements.Fondé en 1900 par Guisolphe D'Aoust, le magasin occupe toujours le même bâtiment sur la rue Sainte-Anne. On y vient surtout pour voir fonctionner son convoyeur à monnaie de marque Lamson – un genre de chemin de fer miniature fait de câbles et de poulies qui relie les rayons du magasin à une caisse centrale situé dans l’arrière-boutique. Ce convoyeur a été installé en 1923 et c’est le seul encore en usage au Canada.
Comme dans un magasin général du bon vieux temps, on trouve de tout chez D’Aoust: des vêtements, des meubles, des accessoires de cuisines, de la décoration et même de la nourriture. Toute cette marchandise n’a rien de kitch ou de rétro. On peut presque parler d’un magasin de luxe.
Pourquoi je m’habille à cet endroit? Surtout parce que le choix est... limité. Le rayon des vêtements pour hommes et juste assez grand pour ma patience. Je trouve toujours des pantalons et des chemises à mon goût et ça se passe toujours rapidement. C’est tout ce que je demande!
J'ai vu Borat
Alors j’ai vu Borat... J’ai aimé ça, mais je ne peux pas dire que j’ai été emballé. Il faut dire que mes attentes étaient énormes. J’étais convaincu que j’allais mourir de rire sur mon siège.
Cela dit, j’ai quand même passé un bon moment. Le film est rempli de bons gags et comporte une scène que j’intronise immédiatement au temple de la renommée du cinéma comique: le combat de lutte que se livrent Borat et son gérant obèse alors qu’ils sont complètement nus. Du pur délire.
Dans le genre «comédie-niaiseuse-etchoquante-explorant-à-la-fois-les-limites-du-bon goût-les-stéréotypes-culturels», j’ai cependant préféré Team America World Police. Je ne sais pas si c’est une conséquence de la mondialisation mais il semble qu’on voit de plus en plus de films d'envergure planétaire. Le Caire, nid d’espion est un autre exemple récent, de même que Babel.
Tiens, ça me rappelle Les Dieux sont tombés sur la tête, une autre comédie «niaiseuse» faisant s'entrechoquer les cultures. Un de mes beaux souvenirs cinématographiques de ma jeunesse.
Cela dit, j’ai quand même passé un bon moment. Le film est rempli de bons gags et comporte une scène que j’intronise immédiatement au temple de la renommée du cinéma comique: le combat de lutte que se livrent Borat et son gérant obèse alors qu’ils sont complètement nus. Du pur délire.
Dans le genre «comédie-niaiseuse-etchoquante-explorant-à-la-fois-les-limites-du-bon goût-les-stéréotypes-culturels», j’ai cependant préféré Team America World Police. Je ne sais pas si c’est une conséquence de la mondialisation mais il semble qu’on voit de plus en plus de films d'envergure planétaire. Le Caire, nid d’espion est un autre exemple récent, de même que Babel.
Tiens, ça me rappelle Les Dieux sont tombés sur la tête, une autre comédie «niaiseuse» faisant s'entrechoquer les cultures. Un de mes beaux souvenirs cinématographiques de ma jeunesse.
3.11.06
Borat en couple?
Demain, je vais voir Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan. Et je me demande si je dois amener ma blonde. Ma blonde qui, il y a deux ans, m’a faussé compagnie au beau milieu de Team America World Police parce qu’elle trouvait ça vulgaire, stupide et plate, alors que moi je me tordais de rire dans mon fauteuil. L'humour a parfois un sexe et il est presque toujours masculin.
Être assis à côté de quelqu'un qui s'ennuie, ça peut changer complètement la perception qu'on a d'un film. J'ai pu m'en rendre compte avec Punch-Drunk Love de Paul-Thomas Anderson. J’ai vu ce film-là avec ma blonde au cinéma et «on» n’avait pas tellement aimé. Quand je l’ai revu seul sur DVD, j’ai adoré. Je me demande si le même phénomène va se produire quand je vais revoir tout seul A Prairie Home Companion, un autre film qui «nous» a déçu.
Être assis à côté de quelqu'un qui s'ennuie, ça peut changer complètement la perception qu'on a d'un film. J'ai pu m'en rendre compte avec Punch-Drunk Love de Paul-Thomas Anderson. J’ai vu ce film-là avec ma blonde au cinéma et «on» n’avait pas tellement aimé. Quand je l’ai revu seul sur DVD, j’ai adoré. Je me demande si le même phénomène va se produire quand je vais revoir tout seul A Prairie Home Companion, un autre film qui «nous» a déçu.
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