18.9.05

Champions!


Je joue à la balle depuis que je suis capable tenir debout. J'ai disputé cette années ma treizième saison de balle-molle à Montréal... et je fais enfin partie d'une équipe championne. Mon équipe, le Diable Vert, a gagné championnat de la ligue de balle-molle Voyageurs (division Maison B) en défaisant en finale les champions de la saison régulière, la Boîte à Marius, au terme d'une série de trois matchs très serrés (16-15, 6-7, 14-12).

Pour gagner des séries éliminatoires à la balle, il faut bien jouer au bon moment et avoir de la chance. C'est ce qui nous est arrivé cette année. Je suis particulièrement fier de ce championnat parce qu'il courronne ma première saison en tant que coach de l'équipe. Une responsabilité qui a considérablement nui à ma performance sur le terrain... mais qui m'a permis d'en apprendre beaucoup sur moi et la nature humaine en générale.

17.9.05

Brian Downing

Brian Downing is remembered for the radical transformation he went through during his career. When he broke into the Majors with the Chicago White Sox in 1973, he was a bespectacled catcher with a soft body and an unimpressive hitter. Later, he got into weight lifting, stopped wearing glasses, adopted and strange wide open batting stance and morphed into a muscular power hitting left fielder and DH.

Downing suddenly turned into one of the best hitting catcher in the game with the Angels in 1979. He batted .326 with 12 homers and a .418 on base percentage. In 1982, he became the Angel’s every day left fielder and responded with 28 homers – 16 better than his previous high. He had several good seasons after that. His most productive year came in 1987. Moving into the DH spot for the Angels, he blasted 29 homers, walked 106 times and posted a .400 OBP.

Downing retired as a Texas Rangers in 1992 with 275 homers and a .370 career OBP. His mid-career transformation took baseball by surprise, but was it in any way foreseeable? On thing is certain: in the first part of his career with the White Sox, Downing already demonstrated good control of the strike zone. He walked a lot and his OBP was noticeably higher than league average as soon as he became a regular. In 1977, he played only 69 games, but showed promise by hitting .284 and posting a .402 OBP. The White Sox didn’t notice and traded him to the Angels after the season.

In California, his ability to get on base didn’t go unnoticed. Angels Manager Gene Mauch frequently used him in the leadoff spot despite his lack of speed.

15.9.05

Tim Foli

When I was a kid, Tim Foli was my favourite baseball player because we was a shortstop and wore glasses, just like I did. I knew back the he wasn’t a great player. At short, he was sure handed but didn’t have much range. As a hitter, his shortcomings was pretty obvious even for a kid. He didn’t have much power and didn’t run well. He was a bottom of the order hitter… but a good one in my mind.

Looking back at his stats, I now realize he was an awful offensive player. He's a career .251 hitter with just 25 homers in 16 seasons in the Majors. That’s the Tim Foli I remember. What I didn’t see as a kid was that he didn’t walk and had a very low on base percentage (.283 lifetime). We didn’t know about OBP back then. Not too good for a guy that the Mets picked first overall in 1968!

In short, Foli was an out-making machine. A single hitter who walked just 25 times a year and had a knack for getting caught stealing. He got caught 55 times in his career while stealing just 81 bases. He was an aggressive player with a bad temper… and apparently an all around jerk. And I thought he was a good guy because he wores glasses!

To his credit, Foli picked the right time to have his best season. In 1979, the Pirates acquired him from the Mets in mid-april. He hit .291 in 133 games for Pittsburgh, with 28 walks, 23 doubles and 65 RBI. His OBP for the season was a career-high .330 and the Pirates won the National League pennant. In the World Series, Foli batted .333 (10 for 30) as the Pirates defeated the Orioles in 7 games.

5.9.05

Matous mités

Le stade des Lynx d'Ottawa de la Ligue Internationale (AAA) donne l'impression d'avoir été construit avec une section du Stade Olympique de Montréal. Même omniprésence du béton. Même ambiance impersonnelle. Pour le visiteur québécois, son principal attrait est sa situation géographique : tout près de l'autoroute 417 (sortie 117), à l'est du centre-ville d'Ottawa.

Le Lynx Stadium a quand même quelques qualités : un stationnement spacieux, superbe surface de jeu en gazon naturel, un étroit territoire des balles fausses plaçant les spectateurs tout près de l'action et un restaurant de 185 places situé derrière le marbre, et d'où on peut regarder le match par une immense baie vitrée.

Comme les Lynx sont une équipe de niveau AAA (affiliés au Orioles de Baltimore), ils offrent du très bon baseball à leur spectateurs... qui sont malheureusement trop peu nombreux. Après avoir établi un record d'assistance dans la Ligue Internationale à leur première saison en 1993, l'équipe a vu sa popularité décliner au fil des ans. Cette saison, ils ont attiré environ 2300 spectateurs par match, de loin la pire moyenne de la Ligue Internationale. Les Lynx resteront quand même à Ottawa pour la saison 2006. N'empêche, ils ont l'air en voie de disparition...

4.9.05

L'Île Dowker

Le lac Saint-Louis est alimenté par le fleuve Saint-Laurent et la rivière Outaouais. L’eau verte et claire du fleuve et l’eau brune de la rivière ne se mélangent pas. Quand on navigue en bateau ou qu’on le survole en avion, on voit clairement la démarcation entre les deux masses d’eau.

Au début de l’été, j’avais mis une croix sur l’idée de plonger à l’île Dowker parce qu’elle était entièrement baignée par l’eau opaque de la rivière Outaouais. Mais en passant par là, au milieu du mois d’août, j’ai été surpris de voir que la «frontière» les deux masses d’eau s’était déplacée vers le nord et que toute la rive sud de l’île était maintenant en eau claire et propice à la plongée en apnée. En nageant en bordure de l’île, on découvre une forêt de plantes aquatiques parsemées de zones rocheuses, un habitat parfait pour les poissons. Et ceux-ci sont au rendez-vous: achigans, brochets, anguilles, crapets, perchaudes, etc.

Comme l’endroit est fréquenté par les plaisanciers, on aussi la chance de faire des découvertes. On a repêché une ancre presque neuve, sans doute perdue alors que la zone se trouvait en eau opaque. La zone explorée est très grande, mais peu profonde. On a beau s’éloigner de l’île, la profondeur n’atteint jamais trois mètres.

Il faut se méfier des rochers immergés en s’approchant de l’île en bateau. Le meilleur endroit pour aborder est la pointe se terminant par un îlot se trouvant à l’extrémité est de l’île. Il y a là un petite plage de roche parfaite pour faire un pique-nique.

L'Île Dowker est une authentique île déserte située à quelques centaines de mètres de l'Île de Montréal. La grande baie située au nord-est de l'île est un mouillage très fréquenté par les bateaux de plaisance. L'île est une jungle impénétrable à peu près impossible à explorer à pied. Le meilleur endroit pour débarquer est la pointe située du côté nord de la grande baie servant d'abri au plaisanciers. À cet endroit se trouve les restes d'une imposant manoir en ruine.

14.8.05

Vieux quai de Prescott

Le vieux quai de Prescott est une imposante structure de bois servant d'habitat à de très nombreux poissons. Abandonné depuis longtemps, le quai n'est plus qu'un ramassis de piliers de bois plantés à le verticale sur plusieurs dizaines de mètres. La structure forme une zone protégée du courant de fleuve Saint-Laurent où il fait bon plonger dans une eau limpide et peuplés par plusieurs espèces de poissons: achigans, perchaudes, crapets, anguilles, suceurs, brochets. Toute cette faune semble habituée à la présence des plongeurs et est donc très facile à observer. Même les brochets ne sont pas aussi farouches qu'ailleurs et se laissent approcher facilement.

Fréquenté depuis longtemps par les plongeurs en scaphandre autonome, le site se prête particulièrement bien à la plongée en apnée. La profondeur maximale est de huit mètres, mais le site comprend une zone moins profonde et grouillante de vie. L'entrée à l'eau se fait sans problème par une petite plage de gravier. Le site comporte même un stationnement à parir duquel il faut transporter son équipement sur une centaine de mètres pour atteindre le point de mise à l'eau.

Le village de Prescott est à environ 2h30 de Montréal à la sortie 716 de l'autoroute 401, prolongement ontarien de notre autoroute 20. Le quai se trouve ne bordure de la Route 2, face au vieux fort Wellington.

13.8.05

Épave du Wee Hawk

Le Wee Hawk est un remorqueur d’une cinquantaine de pieds qui a coulé à l'entrée d'une ancienne écluse du canal Gallop à Cardinal sur la rive ontarienne du Saint-Laurent, à environ 170 kilomètres de Montréal. L'épave et ses envrions forment un merveilleux site pour la plongée en apnée.

L'endroit est très facile d'accès. Le canal Gallop est maintenant voué à la navigation de plaisance et ses rives ont été transformnées en parc où on vient se baigner et piquer-niquer sur le gazon. L'épave du Wee Hawk se trouve à l'extrémité ouest du canal et on l'atteint en empruntant la "Canal Gallop Road" à partir de la Route 2, à environ un kilomètre à l'ouest du centre-ville de Cardinal. Au bout de cette rue se trouve un stationnement où on peut laisser sa voiture. Une petite minute de marche nous amène ensuite au tronçon abandonné du canal où gît le Wee Hawk. On peut difficilement manquer l'épave puisque sa partie supérieure dépasse au dessus de la surface.

L'entrée à l'eau se fait par une petite plage de gravier se trouvant derrière les portes de l'ancienne écluse, qui sont maintenant complètement immergées. Il faut ouvrir l'oeil dès qu'on met la tête sous l'eau puisque de nombreux raseux de terre vivent sur le fond de gravier. En deux coups de palmes, on franchi les portes de l'écluse et on se retrouve dans une sorte de piscine naturelle. Le fond est à environ 5 mètres et couvert de végétation. La visibilité est excellente et on a l'impression d'être dans un aquarium tellement les poissons sont nombreux: achigans, dorés, borchets, crapets, meuniers...

Le clou de la plongée est cependant l'épave. Coulé dans les années 50 à une profondeur insuffisante pour être protégé de l'action destructrice des glaces, le bateau est très endommagé. Mais une section importante de sa coque est toujours en un seul morceau. D'autres pièces du bateau sont éparpillés autour. Comme la profondeur ne dépasse pas six mètres, on peut admirer l'épave au grand complet en apnée - en s'abstenant de pénétrer à l'intérieur de l'épave et prenant bien soin de ne pas s'accrocher à une poutre ou à une tige de métal. Il faut aussi éviter de trop s'éloigner de l'épave en direction du canal Gallop, où règne un très fort courant et où passent de nombreuses embarcations de plaisance.

Le village de Cardinal se trouve à environ deux heures de Montréal en passant par la route 20, qui devient la 401 une fois en Ontario. Pour se rendre au village, il faut prendre la sortie 730 et suivre la Route 22 en direction du fleuve Saint-Laurent.

3.8.05

Voyage en Gaspésie

Cinq jours passés en Gaspésie nous a permis de découvrir la plongée sous-marine dans cette région.

Au parc Forillon, près de Gaspé, on a plongé en apnée à la plage de Petit-Gaspé. Après une pénible marche sur la grève avec notre équipement jusqu’à la pointe rocheuse fermant la plage du côté ouest, on a découvert un magnifique fond tapissé de laminaires colorés. On a vu plusieurs crabes, quelques homards, mais bien peu de poissons – à l’exception d’une tanche de bonne taille qu’on a vu engloutir un lançon après une foudroyante attaque.

À Percé, on a fait une plongée à l’Île Bonaventure avec l’équipe du club Nautique de Percé, sur le site "le rocher aux oiseaux". On a descendu à 25 pieds sur un fond chaotique composé de gros blocs de roche couverts d’oursins, d’étoiles de mers et d’anémones. Beaucoup de crabes, quelques homards et de nombreuses tanches. Mais il a fallu casser des oursins pour faire sortir de leur cachette ces poissons plutôt timides. Le clou de la plongée a cependant été la présence de quelques phoques qui nous ont regardé nous équiper à bord du zodiac. On en a même vu un passer directement sous nous et nous jeter un regard intéressé alors qu’on flottait à la surface en début de plongée.

À Carleton, on a fait une plongée en apnée en longeant la face extérieur de la jetée de roches protégeant la marina de la ville. Sur la plage juste en face de la jetée se trouve un sympathique petit kiosque appelé Mer Nature où on peut louer de l’équipement pour faire de l’apnée. La jetée sert d’habitat à un bel échantillon de la faune de la côte gaspésienne : crabes, étoiles de mer, crapauds de mer, lançons, etc. une belle plongée même s’il a fallu composé avec la présence de très nombreuses méduses de couleur rouge.

26.6.05

L'Île Ronde

L’Île Ronde est un îlot désert situé en face du village de Léry, sur la rive sud du lac Saint-Louis et qui fait partie de l’archipel des Îles de la Paix. L’île est facilement accessible depuis la rive sud du lac, mais c’est un peu plus compliqué quand on arrive par le nord. On doit en effet s’infiltrer à travers l’archipel des Îles de la Paix en passant par un étroit chenal balisé appelé «La Grande Passe» sur les cartes marines.

Il faut aborder l’île sur son côté sud, une plage de cailloux qu’on peut approcher sans problème en petite embarcation. Comme la plage s’étire sur tout le pourtour de l’île, on peut facilement en faire le tour à pied. Le reste de l’île est boisé, à l’exception d’un espace dégagé qui a visiblement déjà accueilli plusieurs campeurs. L’île est dominé par une tour métallique servant de point de repère aux navires empruntant la voie maritime du Saint-Laurent et qui offre un magnifique point de vue sur le lac Saint-Louis. On peut aussi y voir les restes d’une construction. Peut-être les fondations d’un ancien phare... ou plus simplement une cache pour la chasse au canard.

L’Île Ronde est baignée par l’eau verte et limpide du fleuve Saint-Laurent, déversée par le barrage de Beauharnois. On peut donc y pratiquer la plongée en apnée. La profondeur de l’eau est très faible près de l’île, mais elle augmente quand on s’éloigne en direction sud. Achigans, brochets, anguilles et carpes de bonne taille sont au rendez-vous.

6.5.05

Les Capitales de Québec

Maintenant que les Expos de Montréal ont rendu l’âme, il ne reste plus qu’une seule équipe de baseball professionnel en territoire québécois: les Capitales de Québec.

Les Capitales jouent dans circuit indépendant: la ligue Can-Am. Si on dit que c’est une ligue indépendante, c’est parce qu’elle ne fait pas partie du réseau de circuits mineurs que les équipes du baseball majeur utilisent pour développer leurs joueurs. Les Capitales et leurs rivaux sont donc libres de signer qui ils veulent… dans les limites de leur budget.

Née 1999, l’équipe connaît beaucoup de succès autant sur le terrain qu’au guichet. Elle dispute ses matchs locaux dans ce qui est certainement le plus beau stade de baseball de la province: le Stade Municipal de Québec. Quand je suis allé voir jouer les Capitales, j’ai d’abord été impressionné par sa façade extérieure du stade. Le stade construit en 1938 a tellement fier allure qu’on a du mal à croire qu’il a été laissé à l’abandon pendant deux décennies. Bravo pour les rénovations…

À l’intérieur, une autre belle surprise m’attendait. Les couloirs du stade sont décorés de plusieurs photos et objets souvenir retraçant la riche histoire du baseball à Québec. À voir absolument: les vieux uniformes ornant la boutique souvenir des Capitales. Indiens, Carnavals, Métros… Ne manquez pas non plus la photo d’équipe des Carnavals où figurent un très jeune Gary Carter. Elle aussi se trouve dans la boutique. Le Kid faisait alors ses classes dans la Ligue Eastern de calibre AA.

Une fois installé à ma place, j’ai eu l’impression d’être coupé du monde. Les 5000 sièges du Stade Municipal se trouvent tous à l’intérieur d’un «grand stand» tout ce qu’il y a de plus classique. Toutes les places sont abritées par le toit du stade. De grands arbres plantés derrière la clôture du champ extérieur achèvent de nous isoler dans une enclave consacrée au baseball. Le stade ne manque d’ailleurs pas de cachet. Les nostalgiques apprécieront particulièrement les énormes bancs de bois qui garnissent les gradins derrière le marbre et les piliers soutenant le toit du stade plantés au milieu des estrades

Côté ambiance, c’est assez électrique. Un annonceur maison tapageur. De la grosse musique rock entre les manches. Des supporters perpétuant une coutume bien québécoise: encourager son équipe en se servant d’un banc vide comme d’une claquette. Je me trompe peut-être, mais il m’a aussi semblé que les spectateurs éméchés étaient plus nombreux que dans les stades américains que j’ai eu l’occasion de visiter. Rien de cela ne vient cependant gâché le plaisir du baseball, même pour un vieux puriste grincheux dans mon genre.

La recette des Capitales paraît simple. Une ligue offrant un calibre de jeu intéressant, une équipe compétitive, un magnifique stade juste assez grand et une ambiance assez dynamique pour attirer une large public et pas seulement les puristes. L'équipe a l'air en excellente santé. J’ai vu dans la foule beaucoup de jeunes et pas mal de demoiselles, ce qui est habituellement très bon signe pour une équipe sportive.