15.11.07

Weeds

Weeds, c’est une comédie noire tournant autour d’une jeune maman de banlieue qui est devenue veuve et qui vend du pot pour faire vivre sa famille.

Les Américains ont le don de tirer de ce genre de prémisses fantasques des téléséries qui parlent de la réalité dans laquelle on vit. Une mère qui vend du pot, c’est un peu fort. Mais ça permet d’aborder de façon dramatique un tas de questions intéressantes. À quel point on vie dans une société de « consommation» axée sur l’hédonisme. Notre rapport à la morale. La difficulté d’élever des enfants quand on soi même à la dérive dans la vie.

Au Québec, on fait plus volontiers le contraire. Beaucoup de nos téléséries sont apparemment réalistes, mais elles ne parlent pas de la réalité. Sophie Paquin est un bon exemple. Dans le fond, cette série ne parle de rien. On est dans l’anecdote. Il n’y a rien de sous-jacent. C’est du pur divertissement exactement comme Star Wars. «Ça ne veut rien dire» dans les deux sens de l’expression.

Toutes les séries québécoises ne sont pas comme ça. Les Bougons, La Vie, la vie ou même La P’tite vie sont des séries qui veulent dire quelque chose.

Je me suis bien amusé à regarder Weeds qui nous propose une galerie de personnages tordus. Tout le monde là-dedans est fondamentalement amoral. Mary-Louise Parker est fantastique dans le rôle de la mère qui vend du pot. L'écriture est solide. C'est de la coméie, mais il ne faut pas s'attendre à se taper sur les cuisses. On sourit... et parfois on est touché parce qu'il y a des moments dramatiques très forts.

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