4.12.10

Mad Men 2.07: The gold violin


J’ai envie de commencer ce texte en citant Ken Cosgrove et de voir où ça me mène:

“I saw one at the Met. It’s perfect in every way. Except it couldn’t make music.”

Ken parle d’un violon en or qu’il a vu dans un musée et qui lui a inspiré une nouvelle intitulée The Gold Violin qu’il décide de faire lire à Salvatore Romano, ce qui lui vaut une invitation à dîner chez Sal et sa femme Kitty. Durant cette visite, on a l’occasion de constater que le mariage de Sal est exactement comme le fameux violon en or: parfait en apparence mais essentiellement dysfonctionnel. Parce que Sal est homosexuel et s’intéresse bien plus à Ken qu’à sa femme. Et plus tard, tout ça prend une autre signification quand le mariage de Don Draper devient le vrai «violon en or» de l’épisode.

J’aurais vraiment aimé être là quand les auteurs de la série ont inventé tout ça. Parce que je relis mon long paragraphe et je me dis: comment on fait pour avoir d’aussi bonnes idées dramatiques? Qu’est-ce qu nous vient en premier? Et par quel espèce de miracle le «violon en or» a-t-il fait son apparition dans le scénario?

J’ai l’impression que tout est parti du «climax» de l’épisode: quand Jimmy Barrett lance un obus dans la jolie façade du mariage de Don Draper. Il s’agissait de mettre la table pour ce moment-là grâce la technique dramatique qui donne à Mad Men sa saveur particulière : utiliser la vie des personnages secondaires pour mettre en valeur celle du personnage principal. D’où, j’imagine, l’idée de revenir sur le mariage de Sal (via la carrière littéraire de Ken) précisément dans cet épisode.

Dans un épisode de la saison 4, en parlant du personnel de l’agence de pub, Peggy dit à Don: «we’re all here because of you». Au niveau scénaristique, je trouve que la phrase s’applique parfaitement personnages secondaires de Mad Men: ils sont là pour servir le développement du personnage principal.

24.11.10

Southside

J’ai un vraiment faible pour les cocktails sucrés et acidulés comme le Margarita et le Sidecar. Alors je suis bien content d’en avoir trouver un à base de gin qui me plaît beaucoup: le Southside.

Southside

-1 ½ oz de gin
-3/4 oz de jus de lime
-3/4 oz de sirop de sucre
-Un trait d’amer Angostura
-Un dizaine de feuilles de menthe

On commence par mettre la menthe dans son shaker on la pile très légèrement avec son pilon. Puis ajoute les autres ingrédients et on agite avec de la glace. Pour servir, on filtre le cocktail à travers une passoire pour éviter que des bouts de menthe ne se ramasse dans le verre qu’on décore en y faisant flotter une feuille de menthe.


La menthe donne un caractère distinctif à ce cocktail que je trouve très bien équilibré. On sent bien le sucre et l’acidité de la lime.

Le Southside est un cocktail plutôt obscur. Mais j'en quand même trouver sur Internet un barman qui en concocte un dans les règles de l'art.

11.11.10

Parlez-vous Danois?

La télé danoise parle de la nouvelle émission sur laquelle je travaille...

6.11.10

Pimm’s Cup

Il y a quelques semaines, j’ai bu mon premier Pimm’s Cup au pub Burgundy Lion, dans le sud-ouest de Montréal. Et j’ai tout de suite aimé à base de Pimm No 1, un alcool britannique qui a la particularité de… ne pas être vendu à la SAQ.

Au grand maux les grands moyens: aujourd’hui, je suis allé m’en chercher deux bouteilles à Hawkesbury en Ontario. La Régie des Alcools ontarienne vend du Pimm’s No 1 et une foule de «boissons fortes» que je n’avais jamais vues auparavant. Je me suis bien amusé à explorer les étagères. Et bien sûr, en arrivant à la maison, j’ai enfin pu boire mon deuxième Pimm’s Cup…

Pimm’s Cup

-1 ½ oz de Pimm’s No 1
-1/2 oz de jus de lime ou de citron
-Sprite, 7-Up ou soda au gingembre
-Un bâtonnet de concombre pour décorer

On remplit un grand verre de glace et on ajoute le Pimm’s No 1 et le jus de citron. On remplit ensuite le verre avec la boisson gazeuse. On décore ensuite en plaçant le bâtonnet de concombre dans le verre.


Le bâtonnet de concombre est un «must» parce qu’il donne au cocktail un parfum très agréable et une nuance de plus à sa saveur. Si le coeur nous en dit, on peut aussi transformer ce cocktail en salade de fruit comme le fait mon barman préféré...



Le Pimm’s Cup est un cocktail d’été, léger et rafraîchissant. Le Pimm’s No 1 affiche un taux d’alcool de 25% et il est dilué dans une bonne quantité de boisson gazeuse. Alors on peut boire tout un après-midi sans se ramasser sur le dos.

29.10.10

Mad Men 2.06: Maidenform

C’est dans cet épisode que Duck Phillips largue son chien Chauncy dans les rues de New York parce qu’il a honte de se remettre à boire devant lui.

Bizarrement, c’est l’une des scènes les plus émouvantes de toute la série. Parce que le pauvre Chauncy est une victime innocente et surtout parce que le geste de Duck en dit long sur son état d’esprit. Quand on se sent jugé par son chien…

C’est la grande force de Mad Men. Les auteurs de cette série n’ont pas leur pareil pour transformer en action dramatique ce qui se passe dans la tête de leurs personnage. Il y a un autre exemple éloquent dans cet épisode: quand Don Draper doit se lever et faire applaudir, notamment par sa fille, parce que c’est un ancien combattant. Sauf que Don connaît la vérité sur sa «carrière militaire» et nous aussi. Et ça donne une scène qui nous frappe de plein fouet et qui nous fait parfaitement comprendre l’état d’esprit de Don et ses actions subséquentes. Et Don ne prononce pas une parole!

26.10.10

Et je cite...

Dans son nouveau livre, A week a the airport, Alain de Botton écrit:

«I explained that I was looking for the sort of books in which a genial voice expresses emotions that the reader has long felt but never before really understood; those that convey the secret, everyday things that society at large prefers to leave unsaid; those that make one feel somehow less alone and strange.»


Il y a là-dedans une excellente définition de Mad Men. Et ça résume parfaitement ce que j'ai envie de faire comme auteur.

23.10.10

Matthew Wiener parle de Mad Men

Intéressante entrevue de Matthew Weiner avec un intervieweur allumé qui connaît bien Mad Men.

18.10.10

Histoire de lapin

Grâce à fiston qui l’a emprunté à la bibliothèque, j’ai revu dernièrement Who framed Roger Rabbit et je me suis régalé. Visuellement, ça tient encore très bien la route et l’histoire calquée sur les films de détective paumé à la Chinatown touche une de mes cordes sensibles. Le scénario file allègrement jusqu’à la scène d’action finale qui, elle, s’étire un brin.

Ce qui m’a frappé, c’est l’âge des protagonistes «humains». Le détective, son amoureuse, le méchant juge, le patron de Roger Rabbit… Tout ce monde-là est très vieux. Il me semble que si aujourd’hui Hollywood faisait un film mélangeant dessin animé et vie réelle, on aurait droit à des héros beaucoup plus jeunes.

Ma scène préférée: la chanson de Jessica Rabbit…

15.10.10

Un bonbon pour les fans de Mad Men

La musique thème de Mad Men amalgamée avec la chanson Nature Boy, que j'avais entendu pour la dernière fois dans le film Moulin Rouge.



C'est agréable parce que l'orchestration fait ressortir encore plus la charge émotive qu'il y a dans le thème de Mad Men.

4.10.10

Le niaisage

Ça m’est arrivé souvent de me sentir coupable parce que «niaisais sur Internet» à des moments où j’étais sensé travailler. Je croyais que ça trahissait une faiblesse de caractère impardonnable

J’écris au passé parce que j’ai révisé ma position. Ça m’a frappé l’autre jour: quand je niaise sur Internet au lieu de faire un travail, ce n’est pas moi le problème. C’est le travail. Je suis tout simplement en train de faire quelque chose qui ne me passionne pas assez pour que je trouve ça intéressant. Alors mon esprit se met tout naturellement en quête d’affaires qui l’intéresse – comme des vieux spectacles de Prince sur YouTube.



Je vois maintenant le niaisage sur Internet comme un signal d’alerte. Mon cerveau m’envoie le message suivant: t’es pas en train de faire quelque chose que tu devrais faire. Parce que tu trouves ça plate et que ça va paraître au final. Parce que tu n’es pas la personne la mieux qualifiée pour faire ce travail-là et que tu devrais donc le laisser à d’autres. Parce que tu pourrais être en train de faire quelque chose qui ne te donne pas envie d’aller voir des reprises de Prince sur YouTube.



Ça ne veut pas nécessairement dire qu’il faut renoncer à faire quelque chose dès que l’envie nous prend de butiner sur Internet. Moi mon travail, c’est d’écrire des textes. Et des fois, quand je m’ennuie en écrivant au point où je mets à niaiser sur Internet, ça veut simplement dire qu’il faut que je me pose des questions sur mon texte. Qu’est-ce qui me passionne là-dedans? Et si la réponse à cette question-là est «rien», qu’est-ce que je pourrais ajouter dans la marmite pour que je me mette à trouver ça passionnant?