30.10.09

Sortie entre hommes

Ce soir, fiston Arthur et moi sommes sortis entre hommes. On est allé mange au restaurant et c’était vraiment super. On est allé au Black Lion Pub à Beaconfield. Depuis quelques temps, c’est mon endroit préféré pour manger un hamburger dans le West Island.

C’était pas mal drôle de voir fiston dans un pub. C’était le «happy hour» et il y avait pas mal de monde. U n chansonnier anglophone interprétait des vieux classiques et les serveuses se promenaient avec des pichets de bière.

Je ne pense pas que ce soit par hasard que le chansonnier ait chanté Father and Son de Cat Stevens juste après notre arrivée. Ça ne passe pas un inaperçu, un duo père-fils, dans un restaurant. J’imagine que je devais avoir l’air d’un père divorcé venant tout juste de ramasser son fils pour la fin de semaine.

Arthur a fait ça comme un chef. Je suis assez fier de la façon dont je l’ai «géré». Avant de partir de chez nous, je lui ai donné des responsabilités. J’ai préparé un sac contenant une couche, une débarbouillette, deux petites autos et sa tasse en plastique et je ai chargé fiston de transporter ça. Tout de suite, ç’a l’a mis dans un bel état d’esprit.

Une fois au pub, j’ai appliqué ma règle d’or : ne jamais brûler mes cartouches. Quand le petit monsieur s’amuse avec sa paille en attendant son repas, on le laisse faire ça le plus longtemps possible. Et on garde en réserve le cahier à décalques et ses petites autos.

Arthur a tellement bien fait ça qu’on n’a pas vu le temps passer. On est rentré à la maison un bon 45 minutes après l’heure où le petit monsieur est sensé se coucher. Ne le dites pas à sa mère…

1.10.09

Vive Andy!

Même si je n’écoute à peu près pas de musique, j’aime beaucoup les moments musicaux à la télé. Pour une émission qui se passe dans un bureau, The Office nous en offre beaucoup. Surtout depuis que le génial Ed Helms fait partie de sa distribution.

Son personnage, Andy Bernard, est toujours prêt à en pousser une. Et comme il chante plutôt bien et avec beaucoup de conviction, ça donne souvent des moments extraordinaires. Et voici mon préféré...


Andy Singing the OFFICE - For more amazing video clips, click here

C'est tout un moment de télévision. C’est à la fois hilarant, très original et bizarrement touchant. L’idée de chanter par téléphone est tellement géniale. Et tellement à sa place dans un show sur la vie de bureau.

27.9.09

Taxi !

Par les temps qui courent, Taxi 0-22 est ma télésérie québécoise préférée. C’est un peu bizarre parce que c’est absolument la seule émission de TVA que je regarde. Et je ne la regarde même pas à TVA ! Tous les épisodes de Taxi 0-22 sont offerts gratuitement sur Illico sur Demande et j’en profite.

J’aime cette émission-là surtout quand elle se prend au sérieux en tant que télésérie de fiction. Quand Rogatien fait du «stand up» bien assis dans son taxi ou qu’il accueille une vedette sur sa banquette arrière, c’est souvent très amusant. Mais je ne regarderais pas ce show-là si c’était juste ça. Ce qui m’accroche, c’est quand l’émission devient un sitcom plus traditionnel avec de l’action et des dialogues. Quand Rogatien ne livre pas de monologues et vit davantage des situations.

Mon épisode préféré est dans cette veine-là. C’est celui où Rogatien sort de l’hôpital après avoir été attaqué dans son taxi. J’ai trouvé génial l’idée de consacrer tout un épisode à un «événement» aussi peu spectaculaire. D’habitude, quand on écrit un scénario, on passe vite par-dessus les «bouttes plates», comme un personnage qui sort de l’hôpital, prend un taxi pour rentrer chez lui puis attend d'être suffisament en forme pour reprendre son travail. Les auteurs de Taxi 0-22 ont plutôt réussi à faire toute une histoire avec ça. Ils ont rendus ça «dramatique».

Bonne nouvelle: j'ai trouvé cet épisode-là au complet sur Dailymotion...



19.9.09

Attention promo...

Il faut que je fasse un peu de publicité pour une émission sur laquelle je travaille: Légitime Dépense, le nouveau magazine de consommation de Télé-Québec. Il y a des sketchs dans cette émission et j’en fais la script-édition. Ça veut dire que lis les textes écrits par les auteurs, que je leur donne des suggestions pour les bonifier quand c’est nécessaire et que je fais un peu de récriture quand c’est nécessaire.

Dans ce show-là, les sketchs servent à introduire et à commenter les sujets abordés dans les reportages. Notre gros défi d’écriture, c’est donc de faire des sketchs intéressants à regarder en s’inspirant des sujets abordés dans l’émission. Des fois, ça va tout seul, quand il s’agit de parler de téléphone cellulaire par exemple. Mais d’autres fois, c’est moins évident. Comme cette semaine quand il a fallu accoucher d’une sketch sur... l’achat d’un tournevis électrique.

Comme c’est une nouvelle émission, on a découvert des choses en travaillant et on s’est ajusté en cours de route. Par exemple, on s’est rendu compte qu’il fallait faire plus court que prévu. Et on continue à se poser des questions: est-ce qu’on colle de trop près aux sujets des reportages? Est-ce qu’on est rendu trop loin? Quel genre de blagues devrait-on faire dans le cadre d’une émission de consommation?

Pour moi, ce contrat-là, c’est l’occasion de rencontrer du nouveau monde. Je m’amuse bien avec «mes» trois auteurs, Alex Riendeau, Julien Tapp et Philippe Gendron. La script-édition, c’est un travail d’équilibriste. Des fois il faut se contenter conseiller et des fois il faut se comporter en boss. Il faut apporter sa contribution sans trop imposer sa personnalité et son style dans les textes. Par-dessus tout, je pense qu’il faut être généreux. On est là pour donner des idées et enrichir les textes.

Légitime Dépense
est présenté le lundi soir à 19h à Télé-Québec. Et on peut aussi le regarder sur Internet.

3.9.09

Mad Men sur iTunes

Comme je voulais voir TOUT DE SUITE la troisième saison de Mad Men, j’achète les épisodes sur iTunes et je les regarde sur mon ordinateur portable. À 2,49$ l’épisode, c’est difficile de résister.

La qualité d’image est excellente, mais sur mon ordinateur la lecture n’est pas très fluide. Je m’attendais à mieux, très honnêtement. Mais malgré les hoquets, c’est tout à fait regardable.

La série a le vent dans les voiles et j’ai adoré les trois épisodes que j’ai vu jusqu’à présent. Cette troisième saison se passe en 1963 et j’ai hâte de voir si l’assassinat de John Kennedy va figurer dans l’histoire.

11.8.09

Madmenizer...

Comme je suis en vacances cette semaine, j'ai pris le temps de m'insérer dans mon émission préférée...

2.8.09

Déménagement

J’étais dans la région de Québec en fin de semaine et j’ai lu dans Le Soleil que les frères Rémillard étaient intéressés à investir pour ramener une équipe de la LNH à Québec.

Faire revivre les Nordiques et présenter leurs matchs à TQS, ça pourrait sûrement contribuer à relancer le réseau moribond. Mais j’ai une idée encore plus radicale pour les frères Rémillard: pourquoi pas déménager le quartier-général de TQS à Québec.

D’abord, il me semble que ce serait un extraordinaire coup de « branding ». En s’installant à Québec, TQS se démarquerait de ses compétiteurs et réglerait instantanément son problème d’identité. Et imaginez l’enthousiasme que ça susciterait à Québec et un peu partout dans les régions.

En plus, je ne pense pas que les Montréalais bouderaient une télé s’identifiant à Québec. Depuis les fêtes du 400ième et l’élection du maire Labaume, l’image de Québec a changé pas mal. La ville a le vent dans les voiles et ça excite même les Montréalais.

20.7.09

Quand on travaille pour la télé...

Quand on travaille pour une émission de télé, on peut se faire demander de faire toutes sortes d'affaires. Comme se marier...



Plus de détails un moment donné cet hiver quand sera diffusée la cinquième saison des Pieds dans la marge.

Télé d’été

Est-ce que quelqu’un d’autre que moi regarde Burn Notice? C’est une télésérie diffusée sur USA Network qui met en vedette un espion qui a été expulsé des services secrets et qui utilise ses talents pour défendre la veuve et l’orphelin à Miami.

C’est de la bonne télé d’été qui rappelle un peu des séries des années 80 comme Magnum PI ou McGyver, mais en dix fois meilleurs. C’est très bien écrit et Jeffery Donavan, l’acteur qui joue l’agent secret, est fantastique – en particulier quand son personnage change d’identité et qu’il doit jouer un « personnage-en-train-de-jouer-un-personnage ».

Dans le coffret de la saison 2, il y a une entrevue avec le créateur de la série, Matt Nix. Il raconte qu’après avoir vu un épisode de Burn Notice, un vieil ami lui a dit: «c’est comme t’écouter parler pendant un heure.»

Il y a une leçon pour n’importe quel scénariste dans ce commentaire-là. Quand on crée une galerie de personnages pour une série, on essaie de donner à chacun d’eux une couleur, un humour, une façon de parler, de la «personnalité». Parce qu’on a très peur de se faire que tous nos personnages se rassemblent. Mais je pense qu’il faut aussi craindre l’excès inverse. Surtout ici au Québec où on nous demande d’écrire des bibles contenant des descriptions très détaillées de nos personnages.

D’abord, à trop vouloir «distinguer» un personnage, on peut le rendre très unidimensionnelle. Genre l’écolo qui réagit façon écolo dans toutes les situations. Ensuite, on peut se ramasser avec un personnage tellement éloigné de nous qu’on n’est tout simplement pas capable d’écrire pour lui. Un personnage qui ne nous permet pas d’utiliser nos forces et qui expose nos faiblesses.

En répétant ça, on obtient une galerie de personnages hétéroclites qui ne vont pas vraiment ensemble et qui n’appartiennent pas à la même vision artistique. Et ça, c’est un méchant problème.

4.7.09

Mad Men 1.05: 5G

Le cinquième épisode de Mad Men nous fait voir Pete Campbell sous son plus mauvais jour. Jaloux d’un collègue de travail qui a réussi à faire publier dans un magazine un récit qu’il a écrit, Pete veut à tour prix être publié à son tour. Alors il se tourne vers sa femme...

Ces deux scènes sont typiques de Mad Men. Elles sont troublantes et chargées de sens, tout en restant agréablement ambiguës. Au lieu d’expliquer totalement Pete, elles nous incitent plutôt à méditer sur son cas. Et à formuler nos propres hypothèses en fonction de notre vécu et de notre sensibilité.

Quand on fait de la télé et ou n’importe quel autre art dramatique, il faut laisser place à l’interprétation. C’est vrai pour l’auteur, qui doit laisser le metteur en scène interpréter son texte et les acteurs interpréter ses personnages. Et c’est vrai aussi pour l’œuvre au grand complet, qui doit laisser place à l’interprétation du spectateur plutôt que d’offrir des réponses toutes faites. En tout cas il me semble.

Pour cette raison, je pense qu’il faut aborder l’écriture dramatique comme un jeu d’exploration. Si on a une théorie ou si on est convaincu de savoir ce qui ne va pas avec le genre humain, mieux vaut écrire une thèse qu’une œuvre dramatique.