29.3.07

LA SCÈNE

Quand je commence à regarder une télésérie, j’attends toujours LA SCÈNE. C’est le moment où j’accroche vraiment et où je me dis: «Mon Dieu, je vais vraiment aimé ça, cette série-là.»

Très souvent, c’est aussi le moment où je me dis: «Okay, c’est ça qu’il veulent faire». Le moment où on «catche» la nature de la série. Trois exemples:

Battlestar Galactica: quand Laura Roslin prête serment pour devenir présidente à bord de son vaisseau. La cérémonie improvisée nous fait parfaitement comprendre à quel point les humains qui ont échappé à l’attaque des Cylons sont dans une situation précaire. C’est aussi à ce moment qu’on comprend qu’on n’a pas affaire à une série de science-fiction traditionnelle dans le genre de Star Trek, mais à une transposition de la réalité américaine de l’après 11 septembre.

Buffy the Vampire Slayer: dans le premier épisode, quand Buffy et son mentor, Giles, se rencontrent dans un bar. Giles met alors Buffy au défi de repérer un vampire en lui conseillant d’écouter son instinct de tueuse de vampire. Buffy pointe un gars et dit quelque chose comme: «Celui-là est un vampire. Il faut être mort depuis dix ans pour s’habiller comme ça. Il ressemble à DeBarge.» Tout le concept de la série est encapsulé dans cet échange.

Twin Peaks: quand on découvre que le sheriff Truman est l’amant de Josie Packard et que Catherine Packard Martell complote avec Benjamin Horn en l’espace de quelques secondes. C’est le moment où on comprend qu’à Twin Peaks, tout le monde a des connexions secrètes et qu’on va avoir beaucoup de plaisir à les découvrir.

Parfois, LA SCÈNE ne vient jamais. Et c'est signe qu'on a affaire à une série médicore. Le plus souvent, c'est parce que les concepteurs n'ont jamais eu une idée claire de ce qu'ils voulaient faire.

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