Il y a deux jours, j’ai eu 39 ans. Pour moi, c’est l’âge où on commence à être vieux. D’abord parce que 39, c’est pratiquement 40. Et aussi parce que je me rappelle très bien quand c’est mon père a eu 39 ans que je me suis dit pour la première fois: «wow, il est rendu vieux.»
C’était en 1979 et j’avais neuf ans. Je suis pas mal sûr que mon père jouait encore à la balle, mais qu’on sentait que sa «carrière» achevait quand il courait sur les buts. En tout cas, j’ai un souvenir distinct d’avoir pensé ça en la regardant jouer. Mais je ne peux pas vous assurer que c’était bel et bien cette année-là.
Moi aussi je joue encore à la balle-molle. Je fais encore des jeux spectaculaires au troisième but parce que je réagis encore très vite et que je suis encore capable de bien lancer la balle agenouillé ou couché par terre. Mais j'ai perdu de la mobilité et je coure les buts comme Babe Ruth à la fin de sa carrière. On verra bien ce que ça va donner l’été prochain.
Ce qui m’inquiète davantage, ce sont les signes de vieillissement psychologique que je constate en moi. Le plus grave, c’est ma misanthropie galopante. J’ai toujours eu du mal à supporter les autres, mais ça commence à prendre des proportions ridicules. Au travail, ça va. Je suis confortable dans ce type de relations-là. Mais en dehors de ça, je me sens très loin de tout le monde.
J’ai aussi perdu toute espèce de patience avec la technologie. On vient d’acheter un téléphone cellulaire. Pensez-vous que l’homme de la maison s’est chargé de le mettre en service? Pas du tout. Juste à l’idée d’essayer d’activer la boîte vocale, je me sentais pris de vertige. La technologie ne m’excite plus. Elle m’agace. Quand on a acheté le cellulaire, on s’est aussi abonné à la télé numérique et il a fallu que je sélectionne les chaînes que je voulais avoir. Il me semble que c’aurait dû m’exciter. Au contraire, j’ai vécu ça comme une terrible corvée.
Par dessus tout, je ressens depuis quelques mois le besoin de me réinventer. Parfois, j’ai envie de partir très longtemps en voyage. D’autres fois, j’ai le goût de m’impliquer dans un parti politique ou de retourner à l’école. Ça aussi, on verra bien ce que ça va donner.
28.12.08
21.12.08
Racines amérindiennes
J’aime autant vous le dire tout de suite: je n’ai pas lu le dernier livre de John Saul, qui s’appelle en français Mon Pays Métis. Mais son idée centrale, telle que je la comprends par l'entremise des médias, me semble extrêmement forte.
Saul affirme que le Canada est un pays métis à la manière du Mexique ou des pays d’Amérique du Sud. Qu’ici comme là-bas, et contrairement à ce qui s’est passé aux États-Unis, il s’est produit un vrai métissage culturel entre les Amérindiens et les colons venus d’Europe. Et que le Canada actuel est le produit de ce métissage.
Bref, selon Saul, on est tous des métis et notre héritage culturel amérindien se manifeste encore aujourd’hui dans nos attitudes et notre vision du monde. À son avis, ça explique une bonne partie de nos réflexes collectifs et de nos penchants politiques. Pourquoi on est plus «solidaires» que les Américains par exemple. Et moins capitalistes. Et plus pacifistes et écologistes. Et si attachés à l’universalité des soins de santé.
C’est cette idée-là que je trouve très forte. Parce qu’elle me semble expliquer un paquet d’autres réalités canadiennes et québécoises.
Prenez le débat des chefs durant la dernière élection fédérale. Ça ressemblait pas mal plus des palabres entre chefs de tribus qu’à une vraie joute oratoire dans la tradition de la démocratie grecque.
Prenez aussi la situation actuelle sur la scène politique canadienne. Ça ressemble pas mal à ce qu’était la situation politique dans le nord de l’Amérique à l’époque de la Nouvelle-France. Un paquet de petites tribus coexistent sur le même territoire dans un jeu complexe d’alliances temporaires et d’escarmouches ne réglant jamais rien. C’est peut-être l’état naturel du Canada.
Saul affirme que le Canada est un pays métis à la manière du Mexique ou des pays d’Amérique du Sud. Qu’ici comme là-bas, et contrairement à ce qui s’est passé aux États-Unis, il s’est produit un vrai métissage culturel entre les Amérindiens et les colons venus d’Europe. Et que le Canada actuel est le produit de ce métissage.
Bref, selon Saul, on est tous des métis et notre héritage culturel amérindien se manifeste encore aujourd’hui dans nos attitudes et notre vision du monde. À son avis, ça explique une bonne partie de nos réflexes collectifs et de nos penchants politiques. Pourquoi on est plus «solidaires» que les Américains par exemple. Et moins capitalistes. Et plus pacifistes et écologistes. Et si attachés à l’universalité des soins de santé.
C’est cette idée-là que je trouve très forte. Parce qu’elle me semble expliquer un paquet d’autres réalités canadiennes et québécoises.
Prenez le débat des chefs durant la dernière élection fédérale. Ça ressemblait pas mal plus des palabres entre chefs de tribus qu’à une vraie joute oratoire dans la tradition de la démocratie grecque.
Prenez aussi la situation actuelle sur la scène politique canadienne. Ça ressemble pas mal à ce qu’était la situation politique dans le nord de l’Amérique à l’époque de la Nouvelle-France. Un paquet de petites tribus coexistent sur le même territoire dans un jeu complexe d’alliances temporaires et d’escarmouches ne réglant jamais rien. C’est peut-être l’état naturel du Canada.
14.12.08
Ooooh...
Je n’ai jamais été excité par les décorations de Noël. Faire un sapin à l’intérieur, je veux bien. Mais installer des lumières à l’extérieur de la maison? Non merci!
Sauf que…
Maintenant que j’ai un fiston, je comprends un peu mieux la manie des décorations de Noël. Arthur est tout simplement fasciné par les lumières de Noël et les gros machins gonflables que certaines personnes installent sur leur parterre. Chaque fois qu’il voit une maison abondamment décorée, il lâche un « Ooooh… » admiratif. Ce qu’il y a d’important pour lui, c’est la quantité. Plus il y a des lumières, plus il est enthousiaste. Plus c’est gros, plus il est impressionné.
Même en auto, alors qu’il est à peine assez grand pour voir par la fenêtre de sa portière, il s’exclame chaque fois qu’on croise une maison enluminée.
Par contre, Arthur aime moins les Pères Noël. Il en a déjà vu trois et chaque fois il n’a pas apprécié l’expérience. À la première occasion, il est resté silencieux. Les deux autres fois, il a pleuré. Le voici à la fête de Noël de sa garderie.
Sauf que…
Maintenant que j’ai un fiston, je comprends un peu mieux la manie des décorations de Noël. Arthur est tout simplement fasciné par les lumières de Noël et les gros machins gonflables que certaines personnes installent sur leur parterre. Chaque fois qu’il voit une maison abondamment décorée, il lâche un « Ooooh… » admiratif. Ce qu’il y a d’important pour lui, c’est la quantité. Plus il y a des lumières, plus il est enthousiaste. Plus c’est gros, plus il est impressionné.
Même en auto, alors qu’il est à peine assez grand pour voir par la fenêtre de sa portière, il s’exclame chaque fois qu’on croise une maison enluminée.
Par contre, Arthur aime moins les Pères Noël. Il en a déjà vu trois et chaque fois il n’a pas apprécié l’expérience. À la première occasion, il est resté silencieux. Les deux autres fois, il a pleuré. Le voici à la fête de Noël de sa garderie.

7.12.08
Bilan électoral
Demain, Jean Charest va passer à l’histoire en devenant le premier premier ministre québécois à aller chercher trois mandats consécutifs depuis Maurice Duplessis.
Il faut le féliciter pour sa stratégie électorale. Après avoir vu Stephen Harper rater son coup en en déclenchant des élections hâtives pour obtenir un gouvernment majoritaire, il aurait très bien pu renoncer à faire la même chose. Mais il a choisi d’aller de l’avant. Et il a gagné son pari.
S’il y a quelque chose que je retiens de la trilogie électorale qu’on vient de vivre, c’est à quel point l’élection provinciale m’a paru paroissiale. Que peut faire le gouvernement du Québec pour sauver notre économie menacée par une crise mondiale ? Encore moins que le gouvernement fédéral qui lui-même ne peut pas faire grand-chose.
Des trois élections, je suis sûr que c’est celle de Barack Obama qui a suscité le plus d’espoir, même ici au Québec. Parce qu’on a l’impression que ce gars-là peut faire la différence.
C’est aussi une question d’enjeux… ou plutôt d’absence d’enjeux. Le gouvernement provincial, c’est surtout l’éducation et la santé. Or, sur ces questions-là, il y a au Québec un consensus très large. En gros, on veut le statu quo… mais amélioré. En santé par exemple, on ne veut pas radicalement changer de système. On veut que nos dirigeants trouvent le moyen de faire marcher celui qu’on a – peu importe le prix que ça coûte.
C’est difficile de faire un débat électoral quand il y a consensus. C’est à ce mur-là que se bute Mario Dumont. Lui, il veut changer radicalement le système de santé. Mais les Québécois ne sont pas suffisamment nombreux à le suivre pour que ça forme un courant politique majeur.
Jean Charest aussi a frappé un mur durant son premier mandat, quand il a voulu procéder à la «réingénierie» du modèle québécois. On dirait qu’il a bien appris sa leçon.
Longtemps, la question nationale a divisé les Québécois. Ça nous a donné une vie politique exceptionnellement riche et des campagnes électorales passionnantes. Cette division-là est en train de s’estomper. Et ça nous laisse avec quoi?
Aux États-Unis, le clivage «gauche-droite» n’a jamais été aussi fort. À Ottawa, trois partis de gauche viennent de s’unir pour essayer d’arracher le pouvoir à la droite. À Québec, par contre, on est loin d’être rendu là.
Il faut le féliciter pour sa stratégie électorale. Après avoir vu Stephen Harper rater son coup en en déclenchant des élections hâtives pour obtenir un gouvernment majoritaire, il aurait très bien pu renoncer à faire la même chose. Mais il a choisi d’aller de l’avant. Et il a gagné son pari.
S’il y a quelque chose que je retiens de la trilogie électorale qu’on vient de vivre, c’est à quel point l’élection provinciale m’a paru paroissiale. Que peut faire le gouvernement du Québec pour sauver notre économie menacée par une crise mondiale ? Encore moins que le gouvernement fédéral qui lui-même ne peut pas faire grand-chose.
Des trois élections, je suis sûr que c’est celle de Barack Obama qui a suscité le plus d’espoir, même ici au Québec. Parce qu’on a l’impression que ce gars-là peut faire la différence.
C’est aussi une question d’enjeux… ou plutôt d’absence d’enjeux. Le gouvernement provincial, c’est surtout l’éducation et la santé. Or, sur ces questions-là, il y a au Québec un consensus très large. En gros, on veut le statu quo… mais amélioré. En santé par exemple, on ne veut pas radicalement changer de système. On veut que nos dirigeants trouvent le moyen de faire marcher celui qu’on a – peu importe le prix que ça coûte.
C’est difficile de faire un débat électoral quand il y a consensus. C’est à ce mur-là que se bute Mario Dumont. Lui, il veut changer radicalement le système de santé. Mais les Québécois ne sont pas suffisamment nombreux à le suivre pour que ça forme un courant politique majeur.
Jean Charest aussi a frappé un mur durant son premier mandat, quand il a voulu procéder à la «réingénierie» du modèle québécois. On dirait qu’il a bien appris sa leçon.
Longtemps, la question nationale a divisé les Québécois. Ça nous a donné une vie politique exceptionnellement riche et des campagnes électorales passionnantes. Cette division-là est en train de s’estomper. Et ça nous laisse avec quoi?
Aux États-Unis, le clivage «gauche-droite» n’a jamais été aussi fort. À Ottawa, trois partis de gauche viennent de s’unir pour essayer d’arracher le pouvoir à la droite. À Québec, par contre, on est loin d’être rendu là.
30.11.08
Fou de Mad Men

La série se déroule en 1960, dans une agence de publicité de Madison Avenue à New York. Au départ, on remarque surtout les costumes, les décors et le décalage historique. C’est un monde à la fois étrange et familier. Il y a le sexisme et l’outrageuse domination des hommes sur les femmes. Il y a les cigarettes qu’on fume partout, les cendriers qui débordent et l’alcool qui coule à flot dans les bureaux. Il y a les jeunes qui essaient d’avoir l’air vieux et les enfants qu’on n’attache pas en auto.
Mais cette reconstitution historique n’est pas une fin en soi. C’est un arrière-plan sur lequel se déploie l’essentiel dans une œuvre dramatique: des personnages vivant des situations qui renvoient le téléspectateur à lui-même. Dans ce sens-là, Madman n’est pas du tout une « série d’époque ». C’est simplement une œuvre sur la condition humaine.
Vu sous cet angle, le passé dans lequel se déroule Mad Men s’apparente au «futur» de la science-fiction. C’est une version simplifiée de notre réalité où, par exemple, les hommes disent tout haut ce que les hommes d’aujourd’hui pensent tout bas à propos des femmes.
Ici, quand on fait de la télé se déroulant dans le passé, la reconstitution historique occupe souvent l’avant-scène. On tourne souvent en dérision la devise du Québec, «je me souviens». Mais je trouve qu’elle s’applique bien dans ce cas-ci. Au petit écran, on se souvient beaucoup. La télé, c'est notre mémoire collective.
En particulier, on fait beaucoup de biographies comme celle de René Lévesque et de la famille Lavigueur. C’est assez curieux comme tendance parce qu’on se prive ainsi de l’outil numéro un pour capter l’attention du téléspectateur: lui raconter une histoire surprenante.
Quand la série Les Lavigueur a commencé, tout le monde au Québec savait comment elle allait finir. Bien sûr, on ne connaissait pas tous les détails de la «vraie histoire». Mais on savait exactement où toute l’affaire s’en allait.
Est-ce que je suis le seul que ça dérange ? Chose certaine, ça n’a pas empêché la série de connaître un grand succès.
Est-ce qu’on aime se faire raconter des histoires qu’on connaît déjà?
23.11.08
Au sujet de la campagne électorale
Ce qui me frappe le plus dans le déroulement de la campagne électorale jusqu’à présent, c’est à quel point la candidature de Pauline Marois «passe dans le beurre». Pourtant, c’est un événement historique. C’est la première fois qu’on a la chance d’élire une femme au poste de premier ministre du Québec. Mais il n’est pas du tout question de ça dans la campagne.
Quand on compare avec la campagne présidentielle qui vient de se terminer, le contraste est frappant. Hillary Clinton deviendra-t-elle la première femme candidate à la présidence? Sarah Palin sera-elle la première femme vice-présidente ? Barack Obama deviendra-t-il le premier président noir ? L’Amérique est-elle assez ouverte pour élire une femme ou un noir à sa tête ? Ces questions-là on fait partie de la campagne et l’ont dramatisée. C’est parce qu’elles se posaient que la campagne a passionné le monde entier et a pris une dimension historique.
Je ne dis pas que Pauline Marois devrait baser sa campagne sur le fait qu’elle est une femme. Et je ne dis pas non plus que les journalistes devraient insister davantage là-dessus. Ces choses-là, c’est une affaire de réflexes collectifs. Les Américains ont le sens du drame. Et ils aiment se créer des héros. Nous, on dédramatise tout, même les occasions historiques. Et ça donne des élections plates.
Quand on compare avec la campagne présidentielle qui vient de se terminer, le contraste est frappant. Hillary Clinton deviendra-t-elle la première femme candidate à la présidence? Sarah Palin sera-elle la première femme vice-présidente ? Barack Obama deviendra-t-il le premier président noir ? L’Amérique est-elle assez ouverte pour élire une femme ou un noir à sa tête ? Ces questions-là on fait partie de la campagne et l’ont dramatisée. C’est parce qu’elles se posaient que la campagne a passionné le monde entier et a pris une dimension historique.
Je ne dis pas que Pauline Marois devrait baser sa campagne sur le fait qu’elle est une femme. Et je ne dis pas non plus que les journalistes devraient insister davantage là-dessus. Ces choses-là, c’est une affaire de réflexes collectifs. Les Américains ont le sens du drame. Et ils aiment se créer des héros. Nous, on dédramatise tout, même les occasions historiques. Et ça donne des élections plates.
29.9.08
Arthur dans son costume rouge

Quand j'étais enfant, ma mère m'a fait une quantité énorme de vêtements. Presque tout ce que je portais, en fait. Je suis content que cette tradition se perpétue une autre génération.

24.9.08
J'ai gagné un trophée
14.9.08
Arthur à la fête à Arnaud
Arthur était présent à la fête de son pote Arnaud samedi. Avec plusieurs autres bébés...
Tout ce beau monde était réuni au parc Molson où il y avait une quantité phénoménale de poupins, de papas et de mamans. Il y a vraiment un babyboom dans ce secteur de Montréal.
Arnaud a eu droit à un spectaculaire gâteau d'anniversaire.
Je trouve ce genre de petites fêtes beaucoup plus agréables depuis que je m'y reds avec fiston. Les enfants, c'est un formidable outil de socialisation. Et comme moi ce n'est pas mon fort, la socialisation...

Arnaud a eu droit à un spectaculaire gâteau d'anniversaire.
Je trouve ce genre de petites fêtes beaucoup plus agréables depuis que je m'y reds avec fiston. Les enfants, c'est un formidable outil de socialisation. Et comme moi ce n'est pas mon fort, la socialisation...

16.8.08
Arthur à l'Ecomuseum

On allait là pour Athur, mais on a été impressionné par le musée. On a vu un loup, un pékan, un lynx, des loutres et mêmes des aigles.

17.7.08
Arthur en kayak

Pour l’occasion, on a loué une kayak à deux places au club de kayak de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot. Assise en avant, maman tenait Arthur. Et moi je pagayais à l’arrière.
Arthur n’a pas spécialement apprécié l’expérience. Il a pleurniché pas mal tout long. Peut-être qu’il avait peur. Ses seuls moments de bonheur, c’est quand on le laissait tremper sa main dans l’eau.


2.7.08
Arthur à Granby
29.6.08
Mon nouveau blogue
J'ai décidé de créer un nouveau blogue pour écrire sur mes sorties de kayak et de plongée. Voici un lien pour aller voir ça...
24.6.08
Arthur a son ordinateur

Arthur est absolument fasciné par les ordinateurs. Sans doute parce qu'il voit souvent ses parents se servir de ces machines. Quand je m'installe à côté de lui pour travailler sur mon portable, il passe sont temps à frapper sur le clavier et à tirer sur l'écran.
Pour avoir la paix, j'ai décidé de lui offrir un portable. C'est déjà un de ces jouets préférés.
Bien sûr, il aime aussi me tirer les cheveux et lutter sur le plancher...

15.6.08
Plongée au vieux quai l'île aux Chats

C’est vraiment un bel endroit pour faire de la plongée apnée. Sous l’eau, on trouve les restes d’un quai de pierres et de bois. La zone à explorer est très grande. Il y a de nombreuses jetées qui sont très longues et qui partent dans toutes les directions.

Personne n’habite sur l’île aux Chats, mais ce n’est pas tout à fait une île déserte. Elle est occupée par une usine de produits chimique. L’île a depuis longtemps une vocation industrielle. Sans doute parce qu’elle est traversée par le chemin de fer.
Le vieux quai se trouve à l’extrémité est de l’île, dans l’embouchure d’une petite baie.
View Larger Map
Examinez de près la photo de Google Map. On aperçoit les jetées sous l’eau. Comme il n'y a pas d'Accès public à l’île aux Chats, il faut une embarcation pour se rendre au vieux quai.
En kayak, on peut partir du parc Marcil, près de la marina de Valleyfield. À l’extrémité est du parc, il y a une petite plage de sable où on peut facilement mettre son kayak à l’eau.

16.5.08
Arthur à La Carreta

Je préfère celles à la viande de porc. On les mange recouvertes d'un genre de choucroute sud-américaine et arrosées d'une sauce légèrement piquante. C'est de la grosse bouffe lourde. Mais c'est bon et ça ne coûte presque rien.
La Carreta est située sur la rue Saint-Zotique, juste à l'ouest de la rue Saint-Denis. C'est un restaurant familial où fiston Arthur a pu crier un peu sans déranger personne.
Arthur a aussi fait une excursion sur le Mont-Royal aujourd'hui. Avouez qu'il a du charme avec sa casquette.

12.5.08
Arthur mange au restaurant

On avait amené le dîner d’Arthur et il a mangé au grand soleil sur la terrasse. Ensuite, il a été très patient car il a fallu une éternité avant qu’on nous serve. On a tellement attendu longtemps que ma blonde a fini par se tanner et est allé prendre une marche avec lui dans sa poussette pour l’endormir.

27.4.08
Arthur dans sa maison

Arthur a eu de la grande visite aujourd’hui. Ou disons plutôt de la « petite visite » puisqu’il s’agissait d’un autre garçon de son âge, Arnaud. C’est le fils d’un gars avec qui je travaille et il est né 10 jours après Arthur.

Fiston a aussi profité de cette belle journée ensoleillée pour essayer ma casquette des Expos du Vermont. Je dois avouer qu’elle lui va mieux qu’elle me va à moi.

23.4.08
Parlons télé...
La levée de boucliers provoquée par la décision des nouveaux propriétaires de TQS d’abandonner la production de bulletins de nouvelles était prévisible, mais elle me laisse quand même perplexe.
Je me demande si Remstar n’a pas compris plus vite que tout le monde une réalité fort simple – à savoir que les bulletins de nouvelles présentés à heure fixe n’ont pas beaucoup d’avenir. Entre l’information continue telle que pratiquée par RDI ou LCN et les nouvelles disponibles sur demande via Internet, je les vois mal continuer à vivre bien longtemps.
Je serais curieux de connaître l’âge moyen des gens qui regardent les nouvelles sur les chaînes généralistes. Il ne doit pas y avoir beaucoup de jeunes là-dedans.
Moi, je suis allergique aux nouvelles à la télé. Je trouve que la radio, les journaux et Internet sont des sources d’information infiniment plus pratiques et agréables. Et une chose est sûre: si j’aimais les nouvelles à la télé, je les regarderais quand je veux sur une chaîne spécialisée.
C'est sûr que la décision de Remstar est radicale et fait mal à beaucoup de monde. Mais ce qui me plaît là-dedans, c’est la volonté d’essayer autre chose. Personne ne va sauver TQS en continuant à faire ce que ce réseau a toujours fait.
Les journalistes de TQS affirment que le secteur de l'information représentait la principale force de TQS. C'est sûrement vrai. Mais Remstar vient du monde du divertissement. L’impression que j'ai, c’est que ses dirigeants ont regardé l’ensemble des activités de TQS et ont décidé de larguer le secteur avec lequel ils sont moins familiers pour se concentrer sur ce qu’ils savent faire. Ça me semble une bonne stratégie d’affaires.
On verra bien si le CRTC acceptera de modifier la licence de TQS pour lui permettre de ne plus faire de bulletins de nouvelles. Sinon, j’imagine que Remstar va retirer son offre d’achat. Et on peut se demander si on va trouver un autre acheteur pour le réseau moribond.
Je me demande si Remstar n’a pas compris plus vite que tout le monde une réalité fort simple – à savoir que les bulletins de nouvelles présentés à heure fixe n’ont pas beaucoup d’avenir. Entre l’information continue telle que pratiquée par RDI ou LCN et les nouvelles disponibles sur demande via Internet, je les vois mal continuer à vivre bien longtemps.
Je serais curieux de connaître l’âge moyen des gens qui regardent les nouvelles sur les chaînes généralistes. Il ne doit pas y avoir beaucoup de jeunes là-dedans.
Moi, je suis allergique aux nouvelles à la télé. Je trouve que la radio, les journaux et Internet sont des sources d’information infiniment plus pratiques et agréables. Et une chose est sûre: si j’aimais les nouvelles à la télé, je les regarderais quand je veux sur une chaîne spécialisée.
C'est sûr que la décision de Remstar est radicale et fait mal à beaucoup de monde. Mais ce qui me plaît là-dedans, c’est la volonté d’essayer autre chose. Personne ne va sauver TQS en continuant à faire ce que ce réseau a toujours fait.
Les journalistes de TQS affirment que le secteur de l'information représentait la principale force de TQS. C'est sûrement vrai. Mais Remstar vient du monde du divertissement. L’impression que j'ai, c’est que ses dirigeants ont regardé l’ensemble des activités de TQS et ont décidé de larguer le secteur avec lequel ils sont moins familiers pour se concentrer sur ce qu’ils savent faire. Ça me semble une bonne stratégie d’affaires.
On verra bien si le CRTC acceptera de modifier la licence de TQS pour lui permettre de ne plus faire de bulletins de nouvelles. Sinon, j’imagine que Remstar va retirer son offre d’achat. Et on peut se demander si on va trouver un autre acheteur pour le réseau moribond.
21.4.08
Arthur n’est plus le même homme

C’est fou comme il change vite. Après seulement trois jours, j’avais l’impression d’avoir manqué une partie de son développement. Mais ça valait la peine pour sa réaction en me revoyant. Il était vraiment content et se cachait la figure comme si c’était trop d’émotion pour lui.

Il faisait un temps radieux dans la région de Montréal… mais on a trouvé un grand trou dans la toile de notre piscine. J’imagine que ça s’égalise.
17.4.08
Lâche pas la patate
J’ai lu l’autre jour dans la Globe and Mail un article très intéressant sur… les patates.
Saviez-vous que l’ONU a fait de 2008 l’année internationale de la pomme de terre? L’objectif est d’encourager la population mondiale a cultivé et a consommé davantage de pommes de terre.
La bonne vieille patate pourrait aider à résoudre la crise alimentaire mondiale dont on vient de découvrir l’existence. Elle pousse à peu près n’importe. Elle ne coûte pas cher à produire. Elle ne demande pas beaucoup d’eau ni de fertilisant. Elle est nourrissante. Mais sa plus belle qualité, c’est qu’elle échappe à la mondialisation.
Parce qu’elles s’exportent mal pour cause de maladie et de conservation difficile, les patates sont surtout consommées localement. Il n’y a pas de «marché mondial» de la pomme de terre comme il y en a un pour le blé, le riz et le maïs. Alors les patates échappent à la spéculation et à la flambée des prix des denrées alimentaires qu’on connaît à l’heure actuelle.
J’ai appris plein de choses dans mon article. La pomme de terre est la troisième plante la plus cultivée pour l’alimentation humaine, après le blé et le riz. La planète a produit 320 millions de tonnes de patates en 2007. Le Bélarus est le pays où on consomme le plus de pommes de terre, alors que la Chine est celui qui en produit le plus. Ce qui veut dire que nos ancêtres n'étaient pas dans les patates quand ils ont baptisé le pâté chinois...
Saviez-vous que l’ONU a fait de 2008 l’année internationale de la pomme de terre? L’objectif est d’encourager la population mondiale a cultivé et a consommé davantage de pommes de terre.
La bonne vieille patate pourrait aider à résoudre la crise alimentaire mondiale dont on vient de découvrir l’existence. Elle pousse à peu près n’importe. Elle ne coûte pas cher à produire. Elle ne demande pas beaucoup d’eau ni de fertilisant. Elle est nourrissante. Mais sa plus belle qualité, c’est qu’elle échappe à la mondialisation.
Parce qu’elles s’exportent mal pour cause de maladie et de conservation difficile, les patates sont surtout consommées localement. Il n’y a pas de «marché mondial» de la pomme de terre comme il y en a un pour le blé, le riz et le maïs. Alors les patates échappent à la spéculation et à la flambée des prix des denrées alimentaires qu’on connaît à l’heure actuelle.
J’ai appris plein de choses dans mon article. La pomme de terre est la troisième plante la plus cultivée pour l’alimentation humaine, après le blé et le riz. La planète a produit 320 millions de tonnes de patates en 2007. Le Bélarus est le pays où on consomme le plus de pommes de terre, alors que la Chine est celui qui en produit le plus. Ce qui veut dire que nos ancêtres n'étaient pas dans les patates quand ils ont baptisé le pâté chinois...
15.4.08
Le scandale des sandales
La nouvelle de la fermeture de l’usine fabriquant des sandales Crocs à Québec me fait encore une fois constater à quel point l’économie n’est pas notre matière forte.
La façon dont on parle de cette histoire ici est classique. Deux petits Québécois (aussi bien dire nous tous) ont eu la bonne idée de créer des sandales en plastique qui sont devenues immensément populaires partout sur la planète. De méchants Américains ont acheté la compagnie et ont maintenant le culot de fermer «notre» usine à Québec pour faire encore plus d’argent en profitant de la mondialisation pour transférer la production dans un pays où la main d’œuvre est moins chère.
La réalité, me semble-t-il, c’est que la mode des grosses sandales en plastique est passée et que Crocs est dans le gros trouble parce qu’elle ne vend rien d’autres. L’action de la compagnie a perdu plus de 40% de sa valeur mardi pour terminer la journée à environ 10$. Elle a déjà valu plus de 75$.
La fermeture de l’usine de Québec n’est pas à l’origine de cette débâcle. Crocs a revisé à la baisse ses prévisions de revenus (de 225 à 200 millions) pour le premier trimestre, parce que ses ventes sont moins fortes prévus. C’est assez pour mettre la compagnie dans le rouge. Son président a essayé d’expliquer ça en parlant du printemps tardif en Amérique du Nord. Les analystes disent plutôt que les grosses sandales en plastique n’ont plus la cote.
La fermeture de l’usine de Québec est une mauvaise nouvelle, bien sûr. Mais dans le contexte, peut-on vraiment crier au scandale?
La leçon que nous donne les grosses sandales en plastique, c’est qu’on peut faire un méchant paquet d’argent et faire travailler beaucoup de monde avec une bonne idée comme les grosses sandales en plastique. Mais rien ne garantie que ça va durer éternellement.
La façon dont on parle de cette histoire ici est classique. Deux petits Québécois (aussi bien dire nous tous) ont eu la bonne idée de créer des sandales en plastique qui sont devenues immensément populaires partout sur la planète. De méchants Américains ont acheté la compagnie et ont maintenant le culot de fermer «notre» usine à Québec pour faire encore plus d’argent en profitant de la mondialisation pour transférer la production dans un pays où la main d’œuvre est moins chère.
La réalité, me semble-t-il, c’est que la mode des grosses sandales en plastique est passée et que Crocs est dans le gros trouble parce qu’elle ne vend rien d’autres. L’action de la compagnie a perdu plus de 40% de sa valeur mardi pour terminer la journée à environ 10$. Elle a déjà valu plus de 75$.
La fermeture de l’usine de Québec n’est pas à l’origine de cette débâcle. Crocs a revisé à la baisse ses prévisions de revenus (de 225 à 200 millions) pour le premier trimestre, parce que ses ventes sont moins fortes prévus. C’est assez pour mettre la compagnie dans le rouge. Son président a essayé d’expliquer ça en parlant du printemps tardif en Amérique du Nord. Les analystes disent plutôt que les grosses sandales en plastique n’ont plus la cote.
La fermeture de l’usine de Québec est une mauvaise nouvelle, bien sûr. Mais dans le contexte, peut-on vraiment crier au scandale?
La leçon que nous donne les grosses sandales en plastique, c’est qu’on peut faire un méchant paquet d’argent et faire travailler beaucoup de monde avec une bonne idée comme les grosses sandales en plastique. Mais rien ne garantie que ça va durer éternellement.
Arthur à la piscine

Je dois avouer que je n'ai pas trouvé ça aussi plate que je le redoutais. C'était le un de se retrouver à l'eau après avoir passé l'hiver au sec. Et puis Arthur avait pas mal de plaisir puisque je pouvais le soulever dans les airs et faire le fou avec lui dans l'eau. On le voit ici en train d'essayer de voler un canard en plastique de la pisicine.

9.4.08
Les Pieds dans les Oliviers
L'émission d'humour pour laquelle j'écris des textes, Les Pieds dans la Marge, est en nomination au gala des Oliviers dans la catégorie «Variété humoristique de l'année».
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la compétition est forte. Dieu merci, Et Dieu créa ...Laflaque, Infoman 2007 et Le Bye Bye de RBO sont les autres émissions en lice.
On ne gagnera sûrement pas, mais c'est flatteur pour un petit show comme le nôtre de se retrouver en compagnie d'émissions aussi connues.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la compétition est forte. Dieu merci, Et Dieu créa ...Laflaque, Infoman 2007 et Le Bye Bye de RBO sont les autres émissions en lice.
On ne gagnera sûrement pas, mais c'est flatteur pour un petit show comme le nôtre de se retrouver en compagnie d'émissions aussi connues.
6.4.08
Arthur prend du soleil

On a commencé par le promener en poussette, puis on est allé prendre un café dans un café qui vient d’ouvrir pas loin de chez nous. Comme les proprios avaient installé une table dehors, on a profité du soleil. Et Arthur a essayé mon chapeau.



16.3.08
Arthur fait des photos
Fiston Arthur portera-il des lunettes? Il faut que s'y attendre vu que ses deux parents en portent. Alors voici un avant-goût de ce qu'il aura l'air.
Je suis en train de découvrir que le plus grand avantage qu'un papa possède sur une maman, c'est tout simplement la pure force physique. Ça nous permet de donner à fiston son bain plus facilement et faire de longues marches dehors avec lui dans les bras. Ou tout simplement de le faire voler comme un avion.


13.3.08
Arthur dans son nouveau jouet

Arthur fait tellement de bonnes photos que c'est difficile de toutes les publier. En voilà une avec sa tante Anny.

8.3.08
Arthur a de la visite

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les enfants d'aujourd'hui ont beaucoup moins de cousins et cousine que nous. Moi par exemple, j'ai Sylvain, Élise, Francis, Éric, Isabelle, Patricia, Michel, un autre Michel, Vincent, Marlène, une autre Marlène, Martine, Romain, Diane, Marie-Pierre, Didier, Lise, Natacha, Marjorie, Doris, Benoit, Guillaume, Amélie, Julien, Liette, Edy, Gina, Jean-François, un autre Jean-François, Jacky, Carl, Josée, Louise, Julie, Sylvette, Kim, Daisy, Marguerite et d'autres encore que j'oublie parce que là je mélange les familles au lieu de y aller méthodiquement.
Arthur, lui, a Emy. Peut-être en aura-t-il quelques autres un jour, mais c'est loin d'être sûr.
Cette semaine, fiston a aussi commencé à jouer de mon clavier électronique. Je lui mets les sons de batterie et il nous improvise des solos d'enfer.

28.2.08
Arthur imite ses parents

Arthur est aussi un as dans l'art de se faire photographier. D'instinct, il se tourne vers la caméra et garde la pose. Comme ceci...

21.2.08
On dit souvent...
Que de nos jours, les gens travaillent très fort et font beaucoup d'heures supplémentaires au bureau. Pourtant, d'après mes observations personnelles, il y a pas mal plus de monde sur la route à 16h30 qu'à 18h. Sans parler du vendredi, jour où la congestion routière commence très tôt dans l'après-midi. Et si on ne travaillait pas aussi fort qu'on aime le dire?
19.2.08
Arthur me fait réfléchir

Ce qui me frappe le plus, c’est que fiston ne grandira pas non plus avec un pied dans le Québec rural et traditionnel d’avant la Révolution Tranquille. Moi, je suis allé à la messe. J’ai fait les foins sur la terre de mes grands-parents. J’ai conduit un tracteur. J’ai habité dans un rang. J’ai abattu des bœufs et des cochons. J’ai baratté du beurre. J’ai fendu du bois. J’ai glissé dans des «coulées» sur des «bécassines» fabriquées par mon père. J’ai connu la télé noir et blanc et les lignes téléphoniques partagées par plusieurs maisons. Et je suis parti de la campagne pour aller étudier à la ville.
Arthur, lui, ne vivra pas ce monde-là. Il ne le connaîtra qu’en «touriste», quand on visitera des fermettes touristiques et des centres d’interprétation.
Par contre, j’ai la ferme intention de lui parler de tout ça. De lui raconter des histoires et des histoires et des histoires. De l’enterrer de phrase commençant par «Moi quand j’étais jeune… ». J’espère seulement qu’il va m’écouter.

15.2.08
Arthur lit le journal

Arthur semble parti pour faire comme moi. Ce matin, à seulement cinq mois et demi, il s'est jetté sur La Presse. Honnêtement, je pense qu'il a eu plus de plaisir à brasser le journal que moi j'en ai eu à le lire.

11.2.08
J'ai regardé hier...
Un documentaire sur la Révolution Russe et la conquête du pouvoir réussie par Lénine et son Parti Bolchévique. Je trouve que c'est beaucoup plus facile de comprendre ce genre d'événements historiques très complexes et chaotiques depuis qu'on a vu des êtres humains jouer à Survivor ou même Star Académie. Comme ces jeux-là, l'Histoire procède souvent par élimination. Pour gagner à ce jeu-là, on n'a pas besoin d'être le meilleur ou le plus puissant AU DÉBUT. Ça peut même aider d'être faible en début de partie parce qu'on passe inaperçu. Au début de la Révolution Russe, Lénine et le parti Bolchévique étaient une quantité négligeable dans la partie de «Survivor Revolution» où étaient engagés d'autres partis révolutionnaires plus puissants ainsi que le tsar et des factions conservatrices. Tous ces «compétiteurs» auraient pu écraser Lénine et sa bande à ce moment-là. Mais ils ne l'ont pas fait justement parce que c'était une quantité négligeable.
Le jeu a avancé. Les faibles ont fait alliance pour faire tomber le plus fort, le tsar. Le Parti Bolchévique a joué un rôle mineur dans cette ronde-là. Mais il est resté dans la compétition. Plus tard, quand l'Histoire a éliminé d'autres compétiteurs, il s'est retrouvé en bonne position pour gagner la partie, a joué son coup sous l'impulsion de Lénine et a réussi à s'imposer.
Je crois que les jeunes qui grandissent en regardant des jeux comme Survivor sont mieux équipés que nous pour comprendre ce genre de réalités historiques. Nous, on cherche trop l'explication simple. On voit l'Histoire comme une histoire, ou comme un film avec une ligne narrative claire. On cherche le moment charnière où Lénine a conquis le coeur du peuple russe alors que ça ne s'est jamais vraiment produit. S'il a fini par prendre le pouvoir, c'est plutôt par défaut. Sauf qu'ensuite, il a trouvé le moyen de le garder. C'est la différence entre lui et André Boisclair.
Bref, je trouve que les jeux comme Survivor et la télé-réalité en général reflète une certaine véritié humaine. Ce qui ne m'empêche pas de ne pas les regarder.
7.2.08
Arthur est merveilleux

Fiston Arthur n'est pas seulement le plus beau bébé du monde. C'est aussi le plus gentil. Il est presque toujours de bonne humeur, rit souvent de bon coeur, mange ses céréales sans rechigner et s'endort tout seul quand on le met tout éveillé dans sa couchette. C'est aussi un champion du sommeil. La nuit dernière, il s'est couché à 18h et s'est levé à 7h du matin. Ça c'est 13 heures de dodo consécutif, mes amis. Depuis quelques semaines, il faut se lever pour s'en occuper qu'une ou deux fois par nuit. On pourrait difficilement demander mieux.
Avec ses yeux bruns, il n'est pas parti pour me ressembler. Ce n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle pour lui.

6.2.08
Hier soir...
Je me suis installé devant la télé pour zapper entre les primaires américaines et le match du Canadien. À la place, j'ai regardé Christian Mistral être d'une honnêté désarmante à Cabine C, le show d'entrevue de Christiane Charette. Il a dit deux choses qui sont vraiment venues me chercher.
La première était à propos du fils qu'il a eu très jeune. En gros, il a dit que c'était très déchirant de laisser son fils faire comme tous les enfants et regarder Passe-Partout alors qu'on a la conviction que c'est mauvais pour lui. J'aurais aimé savoir ce qu'il a contre Passe-Partout, mais l'animatrice a tout de suite changé de sujet. De toute façon, c'est secondaire. Le dilemme est plus général. Comment élever son enfant? Selon nos convictions personnelles ou selon les conventions sociales pour qu'il soit heureux et socialement adapté? Que se passe-t-il quand les deux sont en complète contradiction? J'ai un fils et la question va finir par se poser pour moi parce qu'il y a bien des aspects du monde d'aujourd'hui que j'ai en horreur.
L'autre chose qu'il a dite m'a ramené vingt ans en arrière. Christiane Charette lui a demandé ce qu'il aimerait qu'on retienne de lui. Et il a dit seulement «Vamp». C'est son premier roman qui a fait sensation en 1988. Il a dit qu'il en était fier parce qu'il a influencé bien des gens. Des gens qui ont lu ça et qui ont eu envie de venir bourlinguer à Montréal et devenir écrivain. Ça m'a frappé parce que c'est exactement ce qui m'est arrivé. J'étais au Cégep à Baie-Comeau quand j'ai lu Vamp. Et quand je suis parti pour Montréal étudier à l'université, mon plan était de mener la vie de bohème et d'écrivain décrite dans Vamp. Montréal, c'était le nouvel espace de liberté pareil à «la route» de Jack Kérouac.
Aujourd'hui, j'ai une un blonde, un fils, un REER et une maison en banlieue. Mais je trouve que le mot «bohème» s'applique encore à moi. Il décrit bien ma relation avec toutes les formalités de la vie. Je suis incapable de faire un budget, de m'occuper de mes finances personnelles, de payer des factures, de prendre au sérieux l'art de faire son rapport d'impôt pour en payer le moins possible, de me concentrer une minute sur mes assurances ou même d'engager quelqu'un pour s'occuper de tout ça à ma place. J'ai pour toutes ces choses-là un détachement total et sans appel.
5.2.08
Ce qui me plaît dans les histoires...
C'est qu'elles ne se présentent pas comme des vérités absolues. Une histoire, c'est relatif. C'est quelque chose qui est arrivé une fois à un ou des personnages. Ce n'est pas un hasard si la façon classique de commencer une histoire est «il était une fois». C'est la formule magique qui nous fait basculer dans le monde du «cas particulier». Raconter des histoires, c'est rendre compte de l'infinie richesse de la réalité humaine plutôt que de la réduire pour la faire entrer dans une théorie ou une généralisation quelconque.
J'ai tout de suite eu un malaise quand j'ai vu l'expression «la vraie histoire» des le titre de la télésérie sur les Lavigueur. Je ne voyais pas comment on pouvait raconter la vraie histoire des Lavigueur dans une série de fiction. Je ne voyais pas non plus l'intérêt de raconter la vraie histoire des Lavigueur dans une série de fiction. «Vraie» et «histoire» ne sont pas deux mots qu'on juxtapose à la légère. Quand on dit qu'ue histoire est vraie, elle doit l'être jusque dans les moindres détails. Sinon notre histoire vraie est une histoire fausse, un point c'est tout. À moins que d'une façon ou d'ue autre, on reconnaisse explicitement dans notre histoire qu'elle comporte des zones floues.
4.2.08
Parlant d'histoire...
Plus tôt ce soir, j'ai entendu à la radio Ron Fournier raconté une histoire qu'il lui est arrivée à Sorel au début de sa carrière d'arbitre. C'était vraiment extraordinaire. Par moment, on aurait dit que Ron «channelait» Richard Desjardins et Fred Pellerin. Ce gars-là me surprend souvent. Il manie parfois la langue de façon surréaliste. Il pratique la «parole automatique» comme d'autres pratiquent l'écriture automatique. Et ça donne souvent des moments de folie géniale.
À 38 ans...
Je crois que j'ai enfin trouvé ce que je veux faire dans la vie: raconter des histoires. Je veux mettre le mot «histoire» au centre de ma vie. Je veux m'exprimer en racontant des histoires. Je veux comprendre le monde en racontant des histoire. Je veux surtout m'améliorer dans l'art d'inventer et de raconter des histoires parce que c'est l'art que je trouve le plus noble et le plus humain. Et c'est un art au sujet duquel j'ai encore des milliards de choses à apprendre.
L'entête de ce blogue...
Peut donner l'impression qu'il ne me passe pas grand-chose par la tête. Après tout, je ne blogue pas souvent. D'où ma nouvelle idée: vraiment bloguer tout ce qui me passe par le tête. Genre de même.
31.1.08
Arthur mange

C'est beau de le voir déjà assis dans sa chaise haute et faire l'apprentissage de l'alimentation à la cuillère.
On est vraiment chanceux. On a un petit garçon avec un bon caractère, qui est presque toujours de bonne humeur et ne nous fait pas de misère. Tout ce qu'on peut faire, c'est souhaiter que ça dure.
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